^

Politique

Retraites

Clause 1985 à la SNCF-RATP : le gouvernement cherche à diviser les grévistes

L'entourage du premier ministre annonce en cette fin d'après-midi, que pour les régimes spéciaux la réforme ne s'appliquera qu'à partir de 85. Une tentative de diviser le mouvement en s'adressant aux secteurs moteurs de la grève : la SCNF et la RATP.

mercredi 11 décembre 2019

Crédit photo : POOL NEW / REUTERS

Une semaine après le début de la grève, Edouard Philippe était attendu le 11 à midi pour des annonces, sur la réforme des retraites. Si au cœur de ses annonces se trouvent la question de l’âge pivot de départ à la retraite et de quelle génération sera la première touchée par la réforme, il n’a pas été question des régimes spéciaux. Mais dans l’après-midi l’entourage du premier ministre a fait quelques déclarations dont une qui s’adresse aux principaux secteurs en grève : la SNCF et la RATP.

Pour les fonctionnaires et les agents des régimes spéciaux dont l’âge légal de départ à la retraite est de 52 ans, la réforme s’appliquera à partir de la génération née en 85. Repoussant ainsi pour ces catégorie, en particuliers les conducteurs (SNCF comme RATP) l’application de la réforme à 2037. Mais jouant la division jusqu’au bout, la proposition est que pour celles et ceux dont l’âge légal de départ est à 57 ans, la prise effective de la réforme s’applique aux génération 80 . Un moyen pour le gouvernement de poursuivre sa tentative de divisions par corporations et de jouer sur les régimes spéciaux. Une volonté de diviser le mouvement, en s’adressant aux secteurs centraux de la grève, en leur promettant qu’ils n’ont pas à s’en faire que seuls les plus jeunes seront touchés.

Mais il semblerait que Philippe refuse d’entendre les grévistes. A la RATP, comme à la SCNF, la question est claire, c’est celle du retrait de la réforme pour tous, y compris les nouveaux arrivants. Adel, conducteur du RER B disait cet après-midi « Même celui qui va naître en 2026, je veux qu’il ait une retraite décente ».
Il faut amplifier cette dynamique, et face à la volonté de division du gouvernement, étendre la grève. Mais également poser la question des coordinations entre les assemblées et les comités de grèves des différents secteurs, pour empêcher que les « négociateurs » que sont les directions syndicales ne retournent chez Delevoye ou chez Buzyn, négocier secteurs par secteurs ou par tranche d’âges, l’application d’une réforme qui va détruire nos retraites.




Mots-clés

gouvernement   /    Grève décembre 2019   /    négociations   /    Édouard Philippe   /    Grève   /    Grève générale   /    RATP   /    SNCF   /    Politique