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Politique

Urgence climatique

Climat : les ressources annuelles renouvelables de la Terre déjà épuisées ! 

C’est à partir de ce 29 Juillet 2019 que la production mondiale se fera à « crédit ». En effet, comme chaque année, l’ONG Global Footprint Network en partenariat avec l’ONG WWF, calcule le « jour du dépassement », sur la base de 3 millions de données sur plus de 200 pays. Le jour du dépassement est la date à partir de laquelle l’empreinte écologique dépasse les ressources naturelles renouvelables de la Terre sur une année.

mardi 30 juillet

Des données qui montrent l’accélération de la dégradation écologique !

Les négationistes de l’urgence climatique et autres « climatosceptiques », peuvent continuer à tourner la tête, les éléments objectifs s’accumulent et il ne faudra pas compter sur les sociétés capitalistes pour inverser la tendance. Alors qu’on ratifie le CETA pour augmenter les échanges agro-alimentaire entre l’Europe et le Canada, dans le même mois, les ressources annuelles produites par la nature sont déjà consommées. Car le gouvernement français n’est pas à une contradiction près, entre le « green washing » politique et la réalité de l’accumulation de lois attaquant de plein fouet l’écologie planétaire.

Les statistiques relevées par l’ONG montrent qu’il y a une accélération de la dégradation écologique. En effet, depuis 1970, nous rapporte WWF, la date du jour de dépassement recule d’année en année. En 1998, elle avait lieu le 30 septembre et aujourd’hui nous voilà avec un recul de deux mois, en l’espace de 20 ans. La bourgeoisie capitaliste, malgré les alertes, les rapports du GIEC, des spécialistes climatiques et autres rapports scientifiques, continuent à snober l’urgence. Malgré les sommets sur le climat comme la COP21, la réalité des chiffres montre que ces sommets réunissant les différents gouvernement mondiaux, n’apportent aucune solution réelle pour inverser la vapeur. 

Détruisons le capitalisme avant qu’il nous détruise tous !

Certains voudraient nous faire croire qu’il y a un capitalisme vert. Pourtant le capitalisme et l’écologie sont antagonistes : comme l’huile et l’eau, ils ne se mélangent pas. 

Joseph Schumpeter, un des économistes les plus influents du capitalisme au début du 20eme siècle, considérait que « la destruction créatrice » était au cœur du système de production capitaliste. Pour lui, le système capitaliste, n’a d’intérêt que lorsqu’il « innove » et produit. Il explique par exemple : « L’impulsion fondamentale qui met et maintient en mouvement la machine capitaliste est imprimée par les nouveaux objets de consommation, les nouvelles méthodes de production et de transport, les nouveaux marchés, les nouveaux types d’organisation industrielle - tous éléments créées par l’initiative capitaliste  ». Nous pouvons prendre par exemple le système d’Apple, qui est surement une des entreprises les plus symboliques de cette pensée capitaliste, fondée sur tout un système d’obsolescence programmée et de consommation à outrance.

Si l’on voudrait faire croire que le problème serait le consommateur, c’est bien le système capitaliste qui, crée, produit, détruit et au passage pollue la planète. Prenons par exemple la manière dont Apple modifie d’un téléphone à l’autre, la taille du chargeur, les écouteurs, ou de quelques millimètre déplace l’appareil photo, pour forcer le consommateur à changer totalement l’ensemble des objets qu’il avait auparavant, pochette, protège téléphone, chargeurs, écouteurs etc…

Ainsi, dernièrement, avec les ports USB 3.0 ce sont des milliards d’objets qui vont devoir être renouvelés et ainsi, continuer à créer un système interminable, de production et de consommation. Est ce le consommateur qui a demandé de changer les ports USB ? Est ce le consommateur qui a demandé à avoir une batterie qui n’aurait pas plus de deux ans de durée de vie ? En somme la bonne vieille méthode de création de la demande, pour produire plus. 

Nous pourrions prendre ainsi des exemples par million de ce qu’est le capitalisme, pour démontrer qu’il n’a rien de vert ! Aujourd’hui de nombreux économistes, montrent comment le capitalisme peut continuer à produire et s’enrichir sur la crise climatique. L’Europe par exemple va octroyer 1000 milliards d’euros de la banque européenne, pour que les pyromanes de l’écologie, deviennent les « pompiers ». 

Le capitalisme ne s’arrêtera pas, sans que la classe ouvrière, seule classe antagoniste aux intérêts défendus par la bourgeoisie, ne lutte pour détruire le capitalisme, afin de changer de système et en finir avec cette destruction de la planète. 

Si le capitalisme aujourd’hui dépasse la limites des ressources que la planète peut produite dès le 29 juillet, qu’en sera-t-il dans 30 ans ? Avec 3 milliards d’êtres humains sur la planète en plus, avec 2 degrés de plus, des émissions de gaz à effet de serre qui augmentent, la surpêche qui vide les océans pollués par le plastique, la sécheresse qui s’accroit, la fonte des glaces et la montée des eaux, poussant aux déplacements de presque 1,5 milliards d’êtres humains, fuyant la sécheresse, les ouragans ou les terres inondées dans le monde. 

Il y a urgence et elle et réelle. Les climatosceptiques ont choisi leur camp, celui des intérêts du capital et de la surproduction. La classe ouvrière doit prendre conscience que la destruction écologique est une des faces de ce que crée le capitalisme et la bourgeoisie, à savoir de la misère, du chômage, des guerres et dorénavant une urgence climatique. 

Crédits photos : BRUNO KELLY / REUTERS.