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Jeunesse

Appel à la mobilisation !

Communiqué de l’AG des étudiant.e.s et personnels de Paris 1

Nous relayons le communiqué voté par l'Assemblée générale unitaire des étudiant.e.s et personnels de Paris 1 le 3 février, qui affirme son soutien aux mobilisations en cours et appelle à les rejoindre.

mardi 4 février

Les étudiant.e.s et personnels de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, réuni.e.s en Assemblée générale à 500 personnes ce lundi 3 février réaffirment leur opposition à la casse du système de retraite et à la loi de programmation pluriannuelle de la recherche, qui viendra achever la destruction de l’université publique.

La casse des retraites s’inscrit dans la droite ligne du projet de destruction de nos systèmes de protection sociale. Le système à points, loin d’être juste, ne porte que l’augmentation des inégalités. Il ne protégera plus des débuts de carrière hachés, ni des « erreurs de parcours » : désormais, toutes les années compteront – y compris les plus mauvaises. Dès lors, comment croire qu’il est plus avantageux de compter toutes les années travaillées plutôt que les 25 meilleures pour le privé, et les 6 derniers mois pour le public ? Ces effets néfastes seront plus importants encore pour les femmes, particulièrement touchées par les carrières hachées, les faibles rémunérations, et que le gouvernement semble réduire au statut de mère.

La prochaine réforme de l’université, portée par Frédérique Vidal, va accentuer la logique de financement par projets, dépossédant les chercheur.se.s de leur liberté académique, tout en renforçant la mise en concurrence entre les personnels, les laboratoires mais aussi, et surtout, les universités. L’objectif de cette réforme est clair : mettre en place une université à deux vitesses et ouverte aux intérêts privés. Dans cette logique, certaines universités « d’élite », bien financées, seraient tournées vers la recherche alors que d’autres, moins bien dotées, seraient dédiées à l’enseignement de premier cycle. En plus d’une dégradation des conditions d’étude des étudiant.e.s, ce projet porte les bases d’une hausse des frais d’inscription qui viendra encore aggraver la précarité. A cela s’ajoute le projet de réforme de la formation des enseignant.e.s qui prépare un recours massif à la contractualisation dans les premier et second degrés.

Ces réformes, comme toutes les précédentes, vont venir renforcer des situations de précarité qui marquent déjà le monde universitaire. Comment étudier dans de bonnes conditions quand les bourses ne permettent pas de vivre dans la dignité, que les enseignant.e.s précaires sont payé.e.s sous le SMIC et travaillent parfois hors de tout cadre légal, que certains personnels n’arrivent pas à vivre de leur travail ? La précarité nous touche tou.te.s, affecte nos conditions de travail et d’étude, mais aussi notre vie personnelle.

L’assemblée générale réaffirme sa solidarité à l’ensemble des secteurs en lutte (RATP, cheminot.e.s, nettoiement et collecte des déchets, éducation nationale, culture, énergie, avocat.e.s, hôpitaux, etc.), particulièrement face à la répression policière, juridique et administrative. Elle n’acceptera aucune pression ou répression contre les étudiant.e.s et personnels mobilisé.e.s. Dans ce sens, elle exige la fin du contrôle des cartes à l’entrée des centres de Paris 1, et la fin du contrôle de l’assiduité ainsi qu’un amphi à disposition quotidiennement pour permettre la mobilisation des étudiant.e.s et des personnels.

Les raisons de se mettre en grève sont nombreuses. Nous appelons tou.te.s les étudiant.e.s et personnels de l’université Paris 1 à se mettre en grève, à se saisir de la mobilisation et à lutter, aux côtés des autres secteurs en grève, contre la casse de notre système de sécurité sociale, nos services publics et la précarité qui nous concerne toutes et tous.

Contrairement à ce que laisse penser le traitement médiatique de la grève dans l’enseignement et la recherche, la mobilisation se poursuit localement et s’organise nationalement, à l’image des coordinations nationales de l’éducation et celle des facs et labos en lutte des 1 et 2 février, ainsi que de la coordination nationale lycéenne à venir.




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