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Jeunesse

Communiqué du NPA Jeunes. LPR et loi de sécurité globale : le gouvernement veut interdire toute contestation à sa politique !

Le gouvernement veut interdire toute contestation de sa politique : se mobiliser à la fac et filmer les violences policières seront passibles de prison. Rendez vous aujourd'hui à 15h devant la Sorbonne contre la LPR et à 18h devant l'Assemblée Nationale contre la loi Securite Globale

mardi 17 novembre

Se mobiliser à la fac et filmer des violences policières sera bientôt passible d’emprisonnement et €45 000 euros d’amende. C’est le sens des amendements de la Loi de Programmation de la Recherche votés en commission mixte paritaire, et de la proposition de Loi sur la Sécurité globale qui passera en première lecture ce mardi.

Après avoir prévu de casser davantage les moyens pour la recherche publique en France, la LPR devient ainsi une arme légale pour sanctionner durement « le fait de pénétrer ou de se maintenir dans l’enceinte d’un établissement d’enseignement supérieur sans y être habilité ». En criminalisant les luttes des étudiants et du personnel de la fac, cet amendement s’en prend aux droits arrachés par ces mobilisations. De mai 1968 à la lutte contre le CPE et plus récemment contre Parcoursup, les occupations et blocages sont les biais par lesquels la jeunesse a permis d’ouvrir l’université aux classes populaires, a retiré des projets de loi de sélection post-bac, a empêché le gouvernement Villepin d’initier des contrats ultra précaires pour les jeunes diplômés.

De son côté, la proposition de Loi sur la Sécurité globale souhaite aggraver l’impunité policière en empêchant la diffusion d’image de policiers tout en favorisant la surveillance généralisée par drones dans les manifestations. Une attaque d’ampleur contre tous ceux qui relèvent la tête et refusent la politique du gouvernement, comme les lycéens durement réprimés par la police de Blanquer pour s’être mobilisés pour la santé de tous.

Ces deux attaques s’inscrivent dans une offensive généralisée du gouvernement contre les droits démocratiques de la jeunesse et du monde du travail. Dans un contexte où le mouvement étudiant a pu jouer un rôle de premier plan dans toute une série de révoltes mondiales, comme au Chili, en Algérie, à Hong-Kong ou encore en Biélorussie, Macron veut élever le niveau de répression pour empêcher la contestation et faire payer à notre camp social le prix de la crise sans précédent que nous traversons.

Le NPA Jeunes a proposé aux organisations syndicales et collectifs de l’ESR, ainsi qu’aux organisations politiques de jeunesse, une rencontre ce lundi 16 pour construire un plan de mobilisation contre ces mesures anti-démocratiques !

Des appels à se rassembler le 17 novembre contre ces deux attaques ont été lancés. Soyons nombreux.ses à manifester mardi contre la LPR et la loi sécurité globale, et multiplions cette initiative. Militer n’est pas un crime, exigeons l’abandon de ces lois liberticides et l’arrêt des poursuites contre les militants.es syndicaux.ales, associatifs.ves et politiques !

Crédits : Commune libre de Tolbiac




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