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Racisme et violences d’Etat

Loi xénophobe

Concertations sur la Loi Immigration : leur projet raciste n’est ni amendable ni négociable !

Ce lundi 21 novembre, le gouvernement a lancé les concertations avec les ONG autour de la loi Immigration. Des discussions pour faire avaler une loi raciste qu’il faut refuser, alors que les directions syndicales seront reçues à leur tour cette semaine.

lundi 21 novembre

Crédits photo : AFP

Alors que la loi LOPMI va être validée à l’Assemblée ce mardi, Gérald Darmanin a ouvert hier les concertations autour du projet de loi Immigration. Celui-ci constitue le premier gros défi de la place Beauvau sous Macron II et consiste en une profonde offensive xénophobe.

La loi prévoit notamment de durcir les OQTF, multiplier les expulsions, renforcer la répression des sans-papiers, tout en cherchant à répondre aux besoins du patronat avec la mise en place d’un titre de séjour pour les « métiers en tension ».

Alors que le projet de loi sera débattu à partir du 6 décembre à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur a reçu hier différentes ONG pour « ouvrir des discussions » sur des possibles amendements selon Sonia Backès, secrétaire d’État chargée de la Citoyenneté, qui accompagnera Darmanin dans les discussions.

Comme avec le « dialogue social », l’objectif est clair : faire avaler la pilule de sa loi scandaleuse aux associations de terrain. Or, alors que vingt-six ONG avaient écrit à Elisabeth Borne début novembre pour l’« interpeller quant aux objectifs poursuivis par cette concertation et ce futur projet de loi » en expliquant refuser « une démarche fondée sur la stigmatisation et les raccourcis assimilant immigration et délinquance », celles-ci semblent avoir largement répondu présentes.

Si la liste des organisations invitées n’a pas été publiée, aucune note discordante ne s’est ainsi faite entendre ce lundi. Dans la presse, les associations interrogées se sont contentés d’exiger de « vraies » concertations, de regretter que celles-ci arrivent « un peu tard » ou pire, du côté de la présidence de la FNARS, de voir le titre de séjour métier en tension comme un « point très positif. »

Des positions qui, malgré le rejet des éléments les plus violemment xénophobes de la loi, cautionnent ouvertement ce projet. Or, il faut être clair : la profonde attaque xénophobe que constitue la loi Immigration ne devrait être ni amendable ni négociable. De ce point de vue, alors que Olivier Dussopt devrait recevoir les « partenaires sociaux » cette semaine, il est fondamental d’exiger des directions syndicales qu’elles refusent le « dialogue social » sur ce projet raciste.

Face à l’offensive xénophobe du gouvernement, qui prépare un redoublement de la répression contre les migrants, il faut faire front par en bas, contre un projet xénophobe et sécuritaire. Mais cela implique de commencer par refuser de négocier le projet, et d’organiser la résistance dans la rue !



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