^

Politique

CONFINEMENT DEUX POIDS DEUX MESURES

Confinement répressif. 405€ d’amende pour un verre de rosé à Montpellier

Ce dimanche, des policiers armés ont ratissé la plage de la Grande Motte pour réprimer les quelques personnes venues profiter du soleil. Certains repartent avec 405€ d’amende.

lundi 5 avril

Crédits photo : PASCAL GUYOT/AFP

En ce dimanche pascal, des familles et groupes d’amis se sont retrouvés sur la plage de la Grande Motte pour profiter de quelques heures de liberté au soleil avant de retourner se confiner comme nous le faisions il y a un an déjà.

La sortie dominicale est cependant interrompue par le passage de 17 gendarmes et policiers municipaux, armés jusqu’aux dents, qui ratissent la plage pour contrôler le port du masque. Midi libre rapporte le témoignage de Guillaume, venu pique niquer en famille : "Ils sont arrivés à plusieurs avec leurs armes de pointe. Il y a des enfants avec nous. Vous imaginez l’image pour eux ?"

Guillaume est reparti avec trois fois 135€ d’amende pour avoir bu du rosé. "Depuis un an, la consommation d’alcool est interdite sur la voie publique. Y compris sur la plage. Depuis ce week-end, cette mesure est nationale et nous avons eu un ordre ministériel d’être intransigeant à ce sujet" détaille le commandant Casaubieilh.

Une répression à l’image des propos de Marlène Schiappa sur Cnews ce même dimanche que vante les 5,5 millions de contrôles depuis décembre ou ceux de Macron mercredi : “les contrôles, les sanctions seront renforcés”. Le gouvernement ne change pas de stratégie et poursuit sa gestion autoritaire et sécuritaire de la crise.

405€ d’amende pour avoir bu du rosé sur la plage le dimanche de Pâques tandis que des fêtes clandestines luxueuses se déroulent en plein cœur de la capitale. Ministres et patrons se réunissent dans ces salons qu’ils semblent croire immunisés contre le Covid-19. Une nouvelle preuve parmi tant d’autres d’un deux poids deux mesures de la gestion de cette crise sanitaire.




Mots-clés

confinement   /    Répression policière   /    Montpellier   /    Répression   /    Politique