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« Contre le fonctionnement anti-démocratique, note plancher de 10 pour tous les étudiants »

L'Université Bordeaux Montaigne n'a pas tenu les instances de direction représentantes des étudiants pour décider des modalités d'examens de ce second semestre bouleversé par la crise sanitaire. Des milliers d'étudiants précaires sont obligés de travailler ou ont été licenciés et l'Université maintient quand même la continuité pédagogique, au contraire contre ce fonctionnement anti-démocratique Onzième Thèse revendique une note plancher de 10 pour tous les étudiants.

mardi 5 mai

Le 30 avril 2020, la présidence de l’Université Bordeaux Montaigne a envoyé un mail à tous les étudiants pour leur faire parvenir les modalités d’examens du second semestre. Cette décision qui impacte l’ensemble de la communauté universitaire a été prise par une autorité administrative qui n’a pas réuni les instances de direction de l’établissement.

L’association étudiante marxiste Onzième Thèse, dont 3 de ses membres siègent dans ces instances (1 au Conseil d’Administration et 2 à la Commission de la Formation et de la Vie Universitaire), dénonce cette pratique anti-démocratique.

A travers un communiqué publié sur leur page facebook le 5 mai et transféré à la présidence de l’Université, l’association déplore ce manquement grave à la démocratie universitaire.

En effet, la crise sanitaire et économique que nous traversons met en évidence la sélection sociale à l’Université. La volonté farouche de vouloir assurer une continuité pédagogique, avant même de se préoccuper de la santé et des conditions du confinement des étudiants dans une situation catastrophique pour les plus précaires, exacerbe cette sélection sociale.

La décision unilatérale prise par la présidence du l’Université Bordeaux Montaigne quant aux modalités d’examens, en ne réunissant pas les instances de décisions, révèle plus que jamais son fonctionnement anti-démocratique ; la représentation des étudiants et des travailleurs dans celles-ci étant déjà une illusion en temps normal. Les 18 000 étudiants composant cette université se voient donc imposés des modalités d’examens prises sans leurs consultations.

Onzième Thèse met en valeur dans son communiqué trois revendications que les militants de l’association comptent porter dans une bataille politique pour organiser démocratiquement les bases de l’Université quant aux décisions qui y sont prises :

- La tenue des instances de directions de l’université ainsi qu’une transparence totale de ces dernières
- Les décisions de modalités d’examens doivent être démocratiquement soumises et votées par les étudiants et les travailleurs de l’Université
- Une note plancher à 10 pour tous les étudiants au second semestre

Onzième Thèse n’a aucune illusion dans les instances de l’Université, elles sont en elles-mêmes anti-démocratiques mais leur tenue est nécessaire pour que les décisions ne soient pas prises de manière autoritaire par la Présidence. La note planché à 10 quant à elle permettrait pour tous les étudiants de pouvoir dans un premier temps être égalitaire sur l’obtention du semestre face à une crise sans précédent que l’État bourgeois gère de manière criminelle. L’obtention d’une note plancher à 10 permettrait aussi à la communauté universitaire de se mettre au service des travailleurs en élaborant une une organisation scientifique pour une reconversion de la production industrielle au service de la des travailleurs de la santé (masques, respirateurs, etc.).

La jeunesse et les travailleurs sont en train de payer la crise en première ligne et il paraît urgent que ces derniers reprennent en main leur espace de travail pour organiser démocratiquement une refonte de la production, au service de la crise.

L’université Bordeaux Montaigne n’est pas la seule université à se passer des instances de direction. L’université Paris I mène la course, en foulant au pied le vote de note plancher par la CFVU, alors dissoute par la Présidence.

Onzième Thèse n’attend pas l’obtention de ces revendications dans le cadre parlementaire de ces Conseils mais bien par l’organisation des étudiants et des travailleurs de l’Université qui doivent eux-mêmes les porter pour une Université ouverte à toutes et tous.




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