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Politique

Coup de gueule d’une prof

Contrôle des masques : la police n’a rien à faire autour de nos écoles !

Blanquer en avait rêvé la pandémie l’a permis ! Le ministre de l’éducation nationale avait en effet émis l’idée de permanences policières dans les établissements dits difficiles dès 2O18. Celui-la même dont le rêve est de détruire l’éducation prioritaire envisage en effet depuis longtemps d’intégrer à l’école la présence de policiers. Et c'est au prétexte de la crise sanitaire et du contrôle des masques que les policiers s'invitent devant les établissements scolaires et nous refusons de nous y habituer !

jeudi 10 septembre

Pendant que le gouvernement, appuyé par l’entièreté de la classe politique s’adonne au fameux « tout sécuritaire », comme une façon semble-t-il de reprendre du terrain sur la droite, dans la dernière période les mouvements sociaux en France comme à l’internationale ont justement dénoncé les violences policières. L’offensive actuelle politique et médiatique vise à faire tourner cette page, effacer la prédominance des questionnements antiracistes qui ont percuté la scène politique et surtout mettre un voile sur une gestion catastrophique d’une rentrée sous pandémie. La réponse du gouvernement aux préoccupations économiques et sanitaires est sécuritaire. L’offensive idéologique s’installe dans le paysage et avec elle la possibilité d’une gestion autoritaire de la crise sanitaire.

C’est ce que l’on a pu constater sur plusieurs établissements scolaires où dès la rentrée, policiers et gendarmes ont été déployés, afin de soit disant, « veiller à ce que tout se passe en sécurité » . Alors que côté personnel de l’éducation on crie au manque de moyens, on dénonce une rentrée impréparée où le protocole sanitaire sur les établissements scolaires a été réduit à peau de chagrin on voit des policiers qui paradent devant et parfois même dans les établissements scolaires. Le rêve de Blanquer qui avait en effet émis l’idée de permanences policières dans les établissements dits difficiles dès 2O18.

De ce qu’a pu recensé Nantes Révoltée ça a été le cas d’en au moins 4 d’entre eux ! La gendarmerie de l’Essonne en fait même la pub.

Sur la ville de Macon, la police était là « pour veiller à ce que tout se déroule au mieux »... armée de LBD. Une situation qui rime amèrement avec la petit musique de l’ensauvagement et avec la volonté du gouvernement de construire un ennemi intérieur pour mieux camoufler son incapacité à gérer la crise sanitaire !

Déjà au moment des passages des E3C la police était envoyée sur les établissements scolaires pour veiller à l’application des réformes Blanquer. On la retrouve aujourd’hui au moment d’une rentrée catastrophique où aucunes mesures sanitaires conséquentes n’a été mise en place de la part du ministère de l’éducation ; ni dédoublement de classe, ni embauche, ni matériel, les classes sont surchargées, les élèves les uns sur les autres, tous épuisés du port du masque à longueur de journée. Les horaires, le suivi, la présence devant les élèves autant de choses qui auraient pu être adaptées, de nouveaux espace pour donner cours auraient pu être ouverts pour permettre de désengorger les flux. Mais rien ! absolument rien n’a été mise en place côté éducation pour éviter une reprise de la pandémie et cette situation aura été permise par le silence complice des directions syndicales de l’éducation, qui reculent dans les salons feutrés et n’ont en rien batailler pour protéger la vie des personnels de l’éducation et des élèves. Pire encore aucune date n’aura été posé pour donner corps à la contestation qui grandit face à une rentrée catastrophique.

Face à ce tout sécuritaire qui teinte l’actualité politique, on doit plus que jamais en tant que personnel de l’éducation, réclamer des moyens pour enseigner dans des conditions dignes ! Ce qu’il nous faut aujourd’hui c’est des postes en plus, des profs, des AEDs, des AESH et plus d’agents de nettoyage pour permettre une rentrée dans de bonnes conditions. Refuser que les policiers se promènent devant les établissements scolaires.

Nous ne nous habituerons jamais à cette présence et aux choix d’un gouvernement qui fait passer les moyens pour le sécuritaire et les policiers en refusant de les irriguer dans la santé ou l’éducation.




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