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Politique

Coronavirus. 2000 élèves revenus d’Italie confinés en quatorzaine, est-ce vraiment efficace ?

Le coronavirus continue de se propager dans plusieurs foyers, notamment en Italie concernant l’Europe. Ainsi, en France des mesures de sécurité sont prises par les autorités publiques. En cette période de retour de vacances, 2000 élèves de retour d’Italie devront rester confinés pendant 14 jours chez eux. Que vaut cette mesure ?

vendredi 28 février

Crédits photo : Europe 1

Alors que plus de 83 000 cas de coronavirus ont été confirmés, faisant plus de 2900 morts dans le monde ; 41 cas ont été confirmés en France, faisant 2 morts, dont un professeur dans un collège d’Amiens. Jean Michel Blanquer, Ministre de l’Education nationale, affirme que 2000 élèves et professeurs sont rentrés d’Italie du nord où le virus s’est fortement propagé. Ils ont donc été mis en quatorzaine, confinés chez eux pendant 14 jours. Cette mesure a directement été appliquée aux régions Île-de-France et Occitanie puisqu’elles sont en période de retour des vacances scolaires, et dès la semaine prochaine ce sera l’Académie de Nice.

Mais en réalité, confiner ces élèves chez eux est-il une mesure efficace pour combattre la propagation du coronavirus ? Il semblerait plutôt que ce soit une mesure de dernier recours là où le gouvernement est incapable de gérer une situation de crise comme celle-ci.

Au contraire il aurait fallu mettre en oeuvre des moyens extraordinaires de l’hôpital public pour permettre une prise en charge réelle du danger que représente une potentielle épidémie de coronavirus. Il aurait fallu que les 2000 élèves et professeurs qui sont rentrés d’Italie soient immédiatement examinés ; or Olivier Véran, successeur d’Agnès Buzyn, qui affirme avoir tout mis en place pour gérer au mieux cette situation n’a investi aucun fonds pour véritablement permettre de traiter ces 2000 cas et ceux des retours de vacances de la semaine prochaine.

C’est en fait la conséquence des années de politique de destruction des services publics et entre autres des hôpitaux. En effet si les investissements dans le développement des structures publiques étaient réels, ces dernières auraient pu traiter l’ensemble des cas de coronavirus dans de bonnes conditions.




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