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Société

TBM-Kéolis

Coronavirus et transport collectif à Bordeaux : 4 syndicats déposent un préavis de grève

La direction de TBM-Keolis, gestionnaire des transports collectifs bordelais, ne semble pas prendre en compte les risques sanitaires. Ce vendredi 13 mars, quatre organisations syndicales ont déposés une alarme sociale.

samedi 14 mars

Suite à un CSE extraordinaire ce vendredi 13 mars, les syndicats ont estimés que la direction de l’entreprise gérant les transports publics de Bordeaux prend à la légère la crise sanitaire ouverte par l’épidémie de Coronavirus, la CGT-tbm à d’ailleurs quitté la réunion, suivie par les autres organisations syndicales.

Plusieurs demandes ont été faites dans le cadre d’un maintient des transports collectifs, à commencer par la suspension des ventes de tickets à bord des bus, mais aussi la fermeture des portes avant des trams et bus, pour éviter les contacts avec les conducteurs. Si dans les bus les ventes de tickets ont effectivement été suspendue suite à l’insistance des organisations syndicales, les autres points de ventes resteront eux ouverts, exposant les travailleurs des guichets ainsi que les usagers.

« Les tableaux de bords sont parfois nettoyés à la serpillière »

Un délégué syndicale nous confie que les normes d’entretiens sont souvent catastrophiques, Kéolis passe en effet par un sous-traitant pour nettoyer sa flotte de bus et tram, l’entreprise ONET. Les faibles moyens attribués donnent des situations absurdes où les travailleurs se retrouvent à nettoyer le sol et les tableaux de bord avec les mêmes outils : « Les tableaux de bords sont parfois nettoyer à la serpillière ».

Pourtant dès le 6 mars, lors d’un CSSCT (Commission Santé Sécurité et Condition de Travail),
Kéolis Bordeaux Métropole a confirmé avoir contacté une entreprise pour la désinfection des véhicules trams et bus, dans l’hypothèse d’une amplification de l’épidémie en France. Finalement, c’est seulement le produit de nettoyage utilisé par la société ONET qui a été modifié.

Une « alarme sociale » déposé par quatre syndicats

Face aux manques de mesures et aux flous concernant les adaptations du plan de transports dans les semaines à venir, FO, la CGT, la CFDT et la CFTC ont déposé ce vendredi 13 mars une alarme sociale, qui pourra enclencher un mouvement de grève après un certain délai :

Source : CGT-TBM
Notre correspondant nous précise que l’enjeux est de faire bouger la direction le plus rapidement possible sur ces questions urgentes de santé publique. L’entreprise étant soumise à des délais long pour entrer en grève. De toute manière plusieurs travailleurs affirment qu’ils n’ont pas à ce mettre en grève, c’est à la direction de prendre des mesures, ont se dirige vers des droits de retraits, dès ce vendredi 13 mars, des premiers droits de retraits ont été fait par des conducteurs. En effet, suite à une panne de tram, les usagers se sont reportés sur les bus, donnant des sur-fréquentations, alors qu’un bus aller atteindre 200 voyageurs le chauffeur a exercé son droit de retrait.

La situation est ambiguë dans les transports collectifs, les tram bordelais pouvant transporter entre 300 et 400 personnes, dépassant largement le quota maximum fixé par le gouvernement. Pourtant aucune précaution ne semble être prise.

Les transports en commun sont pourtant des vecteurs importants à surveiller, alors que 2 agents de TBM seraient déjà en quarantaine, les autres travailleurs annoncent d’ores et déjà qu’ils prendront la responsabilité de fermer les portes avant des bus, mais aussi que des droits de retraits seraient exercés.

Dès lundi, le service de transport sera réduit à Bordeaux, notre correspondant précise que ces réductions ne sont pas des mesures sanitaires, mais une adaptation dût aux arrêts de travail pour garde d’enfants. Alors que jusqu’à présent la direction de Kéolis se cache derrière les élus de Bordeaux Métropole, et ne prend pas de décisions sérieuses, les travailleurs eux, commencent à discuter d’une réponse collective, pour se protéger mais aussi protéger l’ensemble des usagers face à cette crise sanitaire sans précédent.




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