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Du Pain et des Roses

Cortège dansant de femmes

Cortège dansant de femmes à l’initiative d’Attac : « A cause de Macron, grandes perdantes nous serons, faut t’le dire sur quel ton ! »

Les cortèges féministes « A cause de Macron », rappellent en chorégraphie l’importance pour les femmes de combattre la réforme des retraites qui les précarise encore davantage. Une apparition médiatisée des femmes dans la manifestation en réponse à la rhétorique insupportable du gouvernement.

samedi 11 janvier

Crédits photo : l’Obs

Alors que la question des femmes et une soi-disant amélioration des pensions de retraite pour les femmes constituent des éléments de langage clefs du discours gouvernemental pour faire passer la réforme des retraites auprès de l’opinion publique, une chorégraphie parodique, à l’initiative des militantes féministes d’Attac, contribue à visibiliser la lutte des femmes dans ce mouvement de grève contre la réforme des retraites.

Parodie des militantes d’Attac : Vidéo Tiphaine Blot, Audio Valentine Gelin.

Reprise dans plusieurs manifestations, notamment à Paris les 9 et 11 janvier, cette chorégraphie féministe montre que les femmes ne se laissent pas faire face aux attaques sociales qui vont les préca-riser d’autant plus. Dans la manifestation comme par la grève, elles s’engagent dans le combat contre la régression sociale. Des femmes en grève à la RATP, au dépôt-bus de Flandres sont notamment revenues dans une interview pour Révolution Permanente sur leur bataille pour de meilleures conditions de travail et racontent les oppressions spécifiques qu’elles subissent sur leur lieu de travail et les raisons pour lesquelles elles sont entrées dans le combat contre la réforme des retraites.

« A cause de Macron, c’est la chute des pensions. A cause de Macron, grandes perdantes nous serons, faut t’le dire sur quel ton ! A cause de Macron, on crie Révolution ! » chantent ces militantes au cœur de la manifestation déterminée de ce 11 janvier.

La réforme prévoit notamment de prendre en compte toute la carrière, au lieu des vingt-cinq meilleures années pour le régime général ou les six derniers mois pour la fonction publique. En intégrant les plus mauvaises années dans le calcul de la pension, et donc chaque période non travaillée, à temps partiel, en congé parental, au chômage, ou mal rémunérée, fournissant peu ou pas de points, c’est une baisse des pensions qui se profile clairement. D’autant plus pour les femmes qui occupent les positions les plus précaires sur le marché du travail !

Cette apparition des femmes, médiatisée, exprime également la montée des revendications quant à l’égalité salariale qui émergent dans la grève, portées notamment par la CGT. L’égalité salariale entre hommes et femmes provoquerait en effet automatiquement une revalorisation des pensions de retraite des femmes et selon la CGT cette mesure permettrait d’ailleurs un retour à l’équilibre du système des retraites.