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La mobilisation est toujours au rendez-vous dans la cité phocéenne

Cortège très dense à Marseille : 150.000 personnes selon la CGT

Deux différences par rapport à la semaine passée : les chiffres de la police, qui annonce moitié moins de manifestants, et le soleil, qui cette fois était au rendez-vous. Fake news dans le premier cas, vrais rayons de soleil, aujourd’hui, sur la cité phocéenne, à la différence de jeudi dernier. Et, surtout, une manifestation comparable à celle du 5 décembre, par sa taille et sa détermination.

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Les chiffres communiqués par la CGT sont semblables à ceux de la semaine dernière, lors de la très grosse manifestation du 5 décembre, avec 150.000 personnes, contre 12.000 selon la police (un chiffre qui reste plus élevé que ce que la préfecture communiquait lors des plus grosses manifestations contre la Loi Travail en 2016, néanmoins).

La matinée, à Marseille, a commencé sur les chapeaux de roues, avec le blocage par les dockers de la Porte 4 du Grand port maritime de Marseille, d’un côté, et l’arrêt de la raffinerie Esso de Fos, où les salariés ont voté la grève. Avec la reconductible qui est en cours à Total La Mède, c’est tout le pôle pétrochimique marseillais qui est paralysé alors que 7 des 8 raffineries hexagonales sont à l’arrêt.

Dans la manif de ce matin, beaucoup de jeunes, des lycéens et des étudiants, mais également des cortèges d’enseignants et de personnels de l’éducation, nombre d’établissements étant fermés et en reconductible, les cantines étant très largement impactées.

Mais aussi beaucoup de cheminots, des raffineurs, des traminots, des postiers, des internes en médecine, des secteurs du privé, des Gilets jaunes venus en nombre et un très gros cortège CGT, comme la semaine passée. Fait nouveau, attestant de la volonté de « tous ensemble » des manifestants, FO, qui fait généralement bande à part à Marseille, a appelé à manifester avec le gros des grévistes.

A partir des rendez-vous des Réformés et du boulevard d’Athènes, les cortèges ont convergé pour ne faire qu’un et remonté en un long ruban de plus de deux heures le long du cours Lieutaud, en direction de la Place Castellane avant de finir à Perrier. Quelques échauffourées, en fin de parcours, mais la journée est avant tout caractérisée par une très grosse participation, en légère baisse par rapport à jeudi dernier, avec des transports urbains qui fonctionnaient davantage, ce mardi, mais dans le cadre, néanmoins, d’une grève qui est très suivie.

Partout, dans les discussions, les slogans les banderoles, les manifestants insistent sur le fait qu’il n’y a rien à négocier avec le gouvernement, et que c’est la reconductible, jusqu’au retrait, qui devrait être à l’ordre du jour.


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