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Politique

La répression made in Macron

Coup de gueule. Reste confiné, mais va travailler, et attention aux amendes !

Alors que l'Etat d'urgence sanitaire pourrait être prononcé, que des amendes exorbitantes sont mises en place pour encadrer le confinement, les salariés sont poussés à aller travailler au mépris des risques pour leur santé et celle de leur famille. Coup de gueule de Vincent, ouvrier et délégué syndical de la CGT à PSA Mulhouse

mercredi 18 mars

Crédit photo : REUTERS/Benoit Tessier

Nous sommes en pleine crise sanitaire et sociale, et la réponse de Macron c’est de donner toujours plus de pouvoir à la police, avec la mise en place d’amendes, à 135 euros pour toute personne qui se promène sans attestation de déplacement, ou avec une attestation mais non justifiée. C’est comme ça que certains passants se sont vus verbaliser alors qu’ils avaient un document, ou que d’autres ont été mis en garde à vue. C’est un véritable renforcement de l’Etat policier qui est entrain d’être mis en place, avec des contrôles au faciès qui vont aller en se multipliant, et des arrestations arbitraires dans les quartiers populaires. Dans la lutte contre l’épidémie, les mesures de confinement imposée par le gouvernement, risquent d’augmenter les contrôles et de ghéttoïser toute une partie des quartiers populaires.

Mais pendant ce temps le capitalisme met en danger des millions de travailleurs dans les usines, là il n’y a aucun problème

Deux poids, deux mesures. Pendant que se met en place ce confinement sous haute surveillance Bruno Lemaire appelle tous les salariés à se rendre au travail dans les secteurs non-essentiels, et le MEDEF par la voix de Geoffroy Roux de Bezieux refuse d’arrêter la production dans plusieurs secteurs, qui pourtant ne sont pas nécessaire pour combattre le virus. Mais la continuité des profits est la vraie raison de ce travail obligatoire. Et là pas de police , ni d’armée pour arrêter les patrons qui obligent les salariés à se déplacer malgré le confinement. Cette mise en danger des salariés est criminelle, alors que les grands groupesse font des milliards sur l’exploitation des salariés aujourd’hui c’est leur vies qu’ils mettent directement en jeu dans les usines.

Faire tourner des usines non essentielles c’est un atteinte à la vie de tous les travailleurs du pays , l’ensemble des direction syndicales devraient exiger l’arrêt de la production dans tous ces secteurs.




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