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Coups de genou, étranglement : deux collégiens accusent la police de les avoir tabassé pour non-port du masque

Ce mardi 3 novembre, deux adolescents ont témoigné s'être faits frapper par la police à la sortie du collège, car ils ne portaient pas leurs masques. « Coup de genoux », « clé de bras », « pantalon déchiré, couvert de sang », le récit est glaçant à l'image des méthodes répressives employées par le gouvernement.

samedi 14 novembre

Collège Vercors à Grenoble

Ce mardi 3 novembre, deux élèves du collège Vercors à Grenoble en Isère, Abderrahem et Younes, se sont fait interpellés par la police. Ne portant pas leurs masques, de peur de prendre une amende, les deux adolescents sont partis en courant. Suite à cela, les policiers, après les avoir poursuivis et rattrapés, les ont violemment frappés. Interrogés par RTL, les deux adolescents racontent : « ils nous ont coursés : ils m’ont mis deux croche-pattes, ils m’ont plaqué contre le sol et ils m’ont frappé. Ils m’ont tiré par ma capuche ce qui m’a étranglé, c’était très violent. (...) Un policier m’a donné un coup de genou très violent et m’a fait une clef de bras ». La mère d’Abderrahem rapporte aussi : « j’ai vu l’état de mon fils, il pleurait, son pantalon était déchiré, il était couvert de sang et il tremblait de partout ». Les parents ont porté plaintes pour « violences sur mineurs ».

Les violences policières, loin d’être anecdotiques, se multiplient, notamment dans les quartiers, terrain de jeu de la police. En cette période de confinement, ces violences sont exacerbées, et encouragées par un gouvernement qui, au travers de la Loi Sécurité Globale ou encore la loi contre les séparatismes, mène une offensive sécuritaire en premier lieu contre les habitants des quartiers populaires.
Ainsi, en pleine crise sanitaire le budget de la police a été augmenté de 325 millions d’euros avec prime de nuit. Police, qui, bientôt, pourrait donc ne plus être filmée dans “l’exercice de ses fonctions”, puisque Gérald Darmanin prévoit d’interdire la diffusion des images de violences policières. Un projet d’autant plus inquiétant qu’il va renforcer l’impunité policière qui permet à des policier de frapper des collégiens pour non port du masque. C’est la raison pour laquelle notre camp social doit apporter une réponse d’ensemble contre l’offensive sécuritaire en cours.




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