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Politique

Situation sanitaire

Couvre-feu, reconfinements locaux : le gouvernement prêt à approfondir sa politique répressive

Alors que Macron doit prendre la parole ce mercredi, le gouvernement multiplie, ces derniers jours, les pistes répressives face à l'épidémie. Après le couvre-feu dans les zones à risque maximal, qui pourrait être mis en place dès 20h à Paris, Jean Castex a ouvert la voie à des reconfinements locaux.

mardi 13 octobre

Crédits photos : THOMAS COEX / AFP

Les rumeurs et déclarations se suivent et se ressemblent ces derniers jours. Face à la recrudescence effective des cas de coronavirus, notamment en terme de décès et d’hospitalisation en réanimation, le gouvernement affiche de plus en plus ouvertement sa stratégie : Le tout répressif. Un effet crescendo jusqu’aux annonces de Macron lors de son intervention prévue ce mercredi 14 octobre.

« Rien ne doit être exclu quand on voit la situation dans nos hôpitaux. » a ainsi déclaré Jean Castex ce 12 octobre. N’excluant aucun scénario, le premier ministre a ainsi expliqué qu’il fallait « une riposte graduée et territorialisée », fustigeant l’attitude de la population comme principale responsable de la hausse de la circulation du virus. Une façon de se dédouanner de toute responsabilités, et d’ouvrir la voie à des reconfinements locaux le cas échéant.

Dans le même temps, la rumeur de couvre-feu dans les métropoles étant aujourd’hui en alerte maximale ne cesse de gonfler, largement alimentée par les élus de la République En Marche. Plus encore, concernant Paris, ce couvre-feu pourrait être effectif à partir de 20h, selon des sources concordantes évoquées par BFM et RMC.

Coutumier de cette tactique consistant à « teaser » une série de mesures avant annonce officielle, Macron pourrait, en toute vraisemblance, entériner ces mesures, au moins en partie, dès ce mercredi soir. Une offensive répressive en somme, déconnectée des véritables besoins, ceux de l’Hôpital, des EHPAD, de l’Education Nationale ou de l’Université qui demandent des moyens pour faire face à la crise, et qui masque mal la gestion sanitaire catastrophique du gouvernement.

Ainsi, ces séries de mesures inquiètent à juste titre, et la polémique enfle alors que les restrictions concernant les bars et restaurants fait polémiques ces dernières semaines. Pourtant, sur les clusters majeurs que sont les transports en commun, souvent bondés, le gouvernement fait preuve d’un silence assourdissant, ou pire affirme, comme ce fut le cas de Djebbari, que les transports ne sont pas des lieux de clusters. Un silence tout aussi assourdissant accompagne la situation dramatique des services publics de santé, sur la question des besoins matériels et humains, ce qui a poussé les personnels hospitaliers a appeler à une très significative journée de mobilisation ce 15 octobre. Plus encore, les lieux de travail, dont on sait qu’ils sont des clusters importants, passent eux aussi à la trappe en ce qui concerne les dispositions à prendre, comme la fermeture des sites de productions non essentielle. Une politique tout aussi cynique qu’éclairante sur la ligne du gouvernement : en terme de lutte contre l’épidémie, les exigences et la fermeté s’arrêtent clairement à la question des profits des très grands groupes capitalistes, grassement subventionnés en aides multiples, y compris lorsque ces derniers licencient des milliers de travailleurs.




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