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Jeunesse

Élections à Paris 1. Le Poing Levé, une liste anticapitaliste de combat

Le collectif étudiant Le Poing Levé se présente aux élections étudiantes de l'université Paris 1, qui auront lieu du 24 au 26 novembre prochains. L'occasion d'avancer un programme résolument anticapitaliste pour la jeunesse dans un contexte marqué par une crise sanitaire et économique, et une offensive réactionnaire sans précédents.

lundi 2 novembre

Nous ne voulons pas de ce monde là ! Aux capitalistes de payer la crise !

"C’est dur d’avoir 20 ans en 2020" affirmait Macron dans son discours du 14 octobre. Il aurait dû préciser « sous mon gouvernement ». Pandémie, crise économique historique, mesures liberticides, et attaques islamophobes sont l’apanage du monde de demain que les capitalistes nous préparent, tentant de faire payer à la jeunesse une crise dont nous ne sommes pas responsables.

Dans nos universités dépourvues de moyens décents pour accueillir tout le monde dans de bonnes conditions, la Covid dévoile au grand jour la casse de l’enseignement supérieur. Dans le monde du travail, des milliers d’étudiant-e-s salarié-e-s ont déjà perdu leur emploi pendant le confinement, et ce n’est que le début d’une récession inédite depuis les années 30.

Avec le confinement, le gouvernement poursuit sa gestion répressive et catastrophique de l’épidémie, réduisant nos quotidiens à "métro-boulot-dodo", où les inégalités sociales vont de nouveau être exacerbée dans les universités, la pression scolaire et la sélection accrues.

En parallèle, le gouvernement et la classe politique mènent une chasse aux sorcières contre les musulman-e-s, comme s’ils étaient responsables du meurtre atroce de Samuel Paty. La loi sur le séparatisme, l’augmentation des violences contre les musulman-e-s, la dissolution des associations caritatives musulmanes sont autant d’attaques islamophobes nauséabondes qui vont se répercuter dans les universités, à l’instar du fichage des étudiant-e-s musulman-e-s l’année dernière ou la probable réouverture du débat sur le voile dans l’ESR.

Au Poing Levé nous refusons de nous résigner face à l’avenir que nous propose ce gouvernement. Pour prendre en main notre avenir et celui de notre planète nous pensons qu’il est nécessaire de nous organiser !

Qui sommes-nous ?

Le Poing levé est un collectif étudiant présent dans trois universités parisiennes, à Toulouse et à Montpellier. Ces collectifs sont nés de l’initiative de militants de Révolution Permanente au sein du Nouveau Parti Anticapitaliste.

Nous avons participé depuis notre création à Paris 1 en 2018 aux mouvements qui ont rythmé la vie de l’université. Nous nous sommes mobilisés contre la loi ORE et avons lutté aux côtés des professeurs contre la LPPR. L’année dernière pendant le confinement nous avons mené « la bataille des partiels » parce qu’en pleine pandémie il était nécessaire de réclamer le 10 améliorable pour que tou-te-s les étudiant-e-s aient une place à l’université l’année suivante.

Nous militons contre l’université sélective et élitiste que l’on tente de nous imposer mais nous luttons plus globalement pour un changement de société. Gilets jaunes, travailleurs de la RATP et la SNCF en grève contre la réforme des retraites et pour notre avenir, jeunes salarié-e-s de Biocoop en lutte contre le greenwashing,.. Nous sommes de toutes les luttes, aux côtés des travailleurs, et pour un monde meilleur.

Nous combattons toutes les oppressions qui traversent cette société et nous militons pour une université émancipée. Nous avons refusé l’année dernière la venue du journaliste ouvertement islamophobe Mohamed Sifaoui et avons préparé la journée du 8 mars en animant des séminaires marxistes sur le féminisme. Nous avons participé à la mobilisation "Black Lives Matter" au printemps. Aujourd’hui, nous exigeons la révocation d’Aram Mardirossian qui véhicule une idéologie haineuse dans l’enceinte de l’université.

Nous agissons ainsi car nous pensons que l’université est fonctionnelle au capitalisme et que pour la transformer il s’agit de changer le monde. Nous défendons les méthodes de la lutte étudiante et de l’auto-organisation pour que la jeunesse puisse jouer un rôle dans la construction d’un avenir meilleur pour nous tous, aux côtés des travailleur-se-s qui font tourner la société.

Pourquoi voter Le Poing Levé à la CFVU et au CA ?

Nous n’avons pas l’illusion de pouvoir changer les fondements de l’université dans le cadre des conseils qui sont des instances anti-démocratiques. Au conseil d’administration, les étudiant-e-s représentent seulement 6 des 37 personnes qui siègent, dont 8 qui le font sans avoir été élues, parmi lesquelles on trouve des représentants de grandes entreprises.

L’année dernière, nous avons mené dans les conseils la « bataille des partiels » mais après avoir obtenu démocratiquement le vote de la validation automatique à chaque CFVU, la présidence et des enseignants de l’EDS nous ont trainé en Justice. Notre présence dans les conseils est donc un appui important pour rapporter à l’ensemble des étudiant-e-s les décisions qui y sont prises dans l’opacité la plus totale, et surtout d’y faire entendre nos revendications dont l’issue se trouvera surtout dans les mobilisations.

Pour une université ouverte à toutes et tous, avec des moyens à la hauteur de nos besoins :

Nous défendons une université ouverte à toutes et tous, avec des moyens humains et techniques à la hauteur des besoins :

  • Pour ne pas subir la deuxième vague de l’épidémie et face à la multiplication des clusters à l’université, nous exigeons l’augmentation des moyens de la fac pour accueillir tous les étudiant-e-s dans de bonnes conditions en ouvrant des salles et nouveaux établissements, en embauchant massivement à salaire décent des personnels, en fournissant des masques gratuits et en installant des centres de dépistage dans chaque établissement pour contrôler la propagation du virus.
  • A rebours des politiques libérales de fermeture progressive et de sélection à l’université nous prônons une université ouverte à toutes et tous par la suppression des frais d’inscriptions et de toutes les réformes sélectives comme Parcoursup et le Bac Blanquer.
  • Tout le monde a le droit d’étudier, salarié à temps plein aussi ! Nous revendiquons l’aménagement des cours pour tous les étudiant-e-s salarié-e-s, qu’ils aient un contrat de travail ou non.

Pour une université démocratique et au service de la majorité :

L’université doit être dirigée par ceux qui y étudient et y travaillent pour que les formations soient utiles à la résolution des grands problèmes de l’humanité (environnement, crise sanitaire, crise économique). Contre la structure anti-démocratique des conseils centraux, nous exigeons qu’ils soient composés à parts égales d’étudiant-e-s, d’enseignant-e-s et de personnels.

Le patronat et les personnalités extérieures militent pour leurs propres intérêts, ils n’ont rien à faire dans l’enceinte de l’université !

Pour une université qui lutte contre toutes les oppressions :

  • Pas de différence entre étudiant-e-s étranger-e-s et étudiant-e-s français-e-s, tout le monde a le droit d’étudier ! Nous exigeons l’inscription et la régularisation de tous les sans-papiers.
  • L’université est le lieu privilégié de la reproduction sociale. Pour une société exempte du racisme et du sexisme, nous revendiquons une université débarrassée de tous les enseignants réactionnaires qui utilisent leurs cours pour divulguer et imprégner dans la jeunesse une idéologie nauséabonde d’un autre siècle. Mardirossian n’est pas un cas isolé et nous exigeons la mise en place d’une commission composée de personnels et d’étudiant-e-s pour gérer démocratiquement les problèmes de sexisme et de racisme à l’université.

Contre la misère étudiante et la pauvreté dans la jeunesse :

  • Dans un contexte de crise économique historique, le chômage chez les étudiant-e-s et les jeunes monte en flèche. Nous réclamons l’interdiction des licenciements et le maintien des salaires à 100% pour que chacun puisse vivre dignement.
  • La précarité tue, comme l’a tristement montré le récent suicide de Doona, après la terrible tentative d’Anas l’an dernier. Nous revendiquons la mise en place d’une allocation d’urgence pour permettre à tous de manger à sa fin, étudier et vivre convenablement.
  • Contre les logements insalubres et les loyers exorbitants, nous revendiquons la réquisition des logements vides pour que chaque étudiant puisse avoir un toit décent.

Construire un collectif militant révolutionnaire à l’université

Une nouvelle génération politique émerge, forgée par les mouvements féministes, écologistes et anti-racistes qui ont marqué ces dernières années. Au-delà des élections, Le Poing Levé et ses militants entendent participer à l’organisation d’une jeunesse qui relève la tête face à l’exploitation et aux oppressions et qui se prépare à jouer un rôle dans les luttes à venir. Si tu es intéressé-e, rejoins-nous !




Mots-clés

Crise sanitaire   /    Crise économique   /    Jeunesse   /    Université Paris 1   /    Précarité   /    Université   /    Jeunesse