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Crise sociale : Santander supprime 600 emplois au Royaume-Uni

Ce jeudi, la filiale britannique de la banque espagnole Santander a annoncé la fermeture de quatre de ses bureaux et le déplacement de son siège de Londres à Milton Keynes. Le groupe annonce également prévoir, d’ici août prochain, la fermeture de 111 agences, ce qui impliquerait la suppression de 600 emplois.

samedi 27 mars

Crédit photo : Gabriel Bouys / AFP

Ce jeudi, la branche britannique du groupe Santander statuait sur le déplacement de son siège de Londres à Milton Keynes, ainsi que sur la fermeture de ses bureaux de Londres, Manchester, Newcastle et Bootle. Ces fermetures sont justifiées, selon Adam Bishop, responsable du réseau commercial de Santander UK, par une fréquentation des agences à la baisse : « La fréquentation des agences par les clients a considérablement diminué ces dernières années. Nous avons donc pris la décision difficile de consolider notre présence dans les zones où nous avons plusieurs agences relativement proches les unes des autres ».

Selon la banque espagnole, deux ans avant la crise sanitaire, les transactions en agence avaient déjà diminué de 33% et elles auraient encore chuté de 50% en 2020. Ce sont les transactions en ligne qui ont devancé celles en agence et qui représentent maintenant environ deux tiers de l’ensemble des transactions.
Ainsi, c’est sous couvert du tout numérique que le groupe prévoit ces licenciements afin de ne pas voir des baisses de leurs profits.

Cependant, Santander reste un groupe qui ne manque pas de s’enrichir malgré la crise, comme on peut le voir notamment dans ses coentreprises avec le groupe allemand Allianz, géant de l’assurance qui s’apprête, entre autres, à devenir le numéro 2 sur le marché de l’assurance-vie. Déjà en 2010, le groupe rachetait une partie du réseau de la Royal Bank of Scotland pour 2 milliards d’euros, ce qui le hissait à la quatrième place au Royaume-Uni.

Malgré les milliards que le groupe brasse et encaisse, la réponse des patrons de Santander est de faire payer aux travailleurs les baisses de profits, à coups de licenciements. Ce n’est pas sans rappeler les autres "licenciements d’aubaines" dans la période, qui montrent une fois de plus que, pour les capitalistes, c’est aux travailleurs de payer la crise au prix des profits des grands patrons qui continuent de s’enrichir. La crise ne doit pas pénaliser les travailleurs au nom des profits des capitalistes, ni au nom de la numérisation et du soi-disant progrès technologique.




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