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Croix gammées sur le portail d’un élu du 93 : le climat réactionnaire libère les actes racistes

Dans la nuit du 10 au 11 novembre, le domicile de Mohammed Gnabaly, maire de l’Ile Saint-Denis, a été tagué de croix gammées, accompagnée d’une menace de mort. Cette attaque intervient dans un contexte d’offensive réactionnaire, où les discours et actes racistes se multiplient.

mercredi 11 novembre

Alors que l’on a vu ces derniers temps augmenter les actes et discours racistes, une nouvelle attaque est survenue ce mercredi 11 novembre à l’encontre de Mohamed Gnabaly, maire (sans étiquette) de l’Ile Saint-Denis. Comme l’explique Le Parisien dans son article, le maire a découvert sur son portail plusieurs croix gammées, suivies de l’inscription « A Mort ». Face à cette acte odieux, nous dénonçons cette attaque raciste inacceptable et nous exprimons notre solidarité envers Mohamed Gnabaly. 

Cet événement s’inscrit dans la lignée d’une série d’actions d’extrême droite, de tags dans l’espace public à des agressions, en passant par des menaces directes envers des personnes. « En septembre, le maire PCF de Stains Azzedine Taïbi a porté plainte après une série de messages à caractère raciste doublés de menaces de mort » souligne Le Parisien.En effet alors que l’élu PCF s’était attiré la colère de l’extrême droite et des syndicats de policiers en inaugurant une fresque à la mémoire de George Floyd et Adama Traoré pour dénoncer les violences policières, il a depuis reçu de nombreux courriers anonymes le menaçant de mort et l’appelant entre autres à « retourner au bled ».

Dans le même sens, la période actuelle a vu s’enchaîner les agressions contre des organisations de gauche, avec le siège du PCF tagué de l’insulte « Collabos » le 24 octobre, et les actes racistes et d’extrême droite se multiplier. On se souvient notamment des croix gammées, dessinées rue de Rivoli le 11 octobre, ou de l’agression de deux femmes voilées attaquées au couteau le 22 octobre. On a pu le constater également avec les menaces de mort qu’a subi Anasse Kazib, et avec les caricatures à l’encontre de la députée France Insoumise Danièle Obono.

Plus que des actes isolés : des attaques qui s’inscrivent dans un climat réactionnaire

Ainsi, cet acte à l’encontre de Mohammed Gnabaly relève d’un climat plus général, comme le maire le souligne auprès du Parisien : « il y a le contexte départemental et national. On parle de séparatisme, de racisme… Je ne veux pas tirer de conclusions hâtives, mais on se permet désormais de menacer des maires qui ne font rien d’autre que leur travail. Regardez ce qu’il s’est passé à Stains ou à Villetaneuse… ». 

Et pour cause, depuis le début de l’été le gouvernement a lancé une offensive islamophobe avec son projet de loi contre « les séparatismes », après le meurtre de Samuel Paty cette attaque s’est accélérée et les discours racistes se sont multipliés sur les plateaux télés, le gouvernement, la droite et l’extrême-droite se relayant activement. Tandis que selon les chiffres du Service central du renseignement territorial, les actes racistes ont augmenté de 38% en France 2019. Alors que les discours réactionnaires progressent et s’intensifient, il est plus que jamais nécessaire de se mobilier contre le racisme et l’offensive réactionnaire à l’oeuvre ces derniers mois ! 




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