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Débrayage à l’usine de Renault Flins après la découverte de cas de Covid-19

Les travailleurs du secteur de la tôlerie ont débrayé le vendredi 28 août après la découverte de cas de Covid-19 à l'usine Renault de Flins-sur-Seine (Yvelines).

jeudi 3 septembre

Article publié le 2 septembre sur le site de NPA Auto Critique

Plusieurs cas de Covid-19 auraient en effet été détectés la semaine dernière, « trois en tôlerie et un au montage » selon la CGT. Le vendredi 28 août, les salariés de la tôlerie ont débrayé de 6 h à 11 h du matin.

Un délégué syndical CGT de l’usine explique : « Notre santé, ce n’est pas la priorité de la direction. Ils souhaitent maintenir la même productivité alors qu’au contraire, il faudrait baisser la vitesse de la chaîne, mettre une voiture sur deux, augmenter les temps de pause. L’équipe d’après-midi en tôlerie a repris le chemin du travail mais avec la boule au ventre. »

Sur son site le syndicat SUD Renault Technocentre explique :
« Il est déjà difficile de respecter les gestes barrières au sein de l’usine. Désormais, la direction veut maintenir au travail les collègues des salariés suspectés d’avoir le Covid sans attendre le résultat de leurs tests. Les informations officielles sont en plus peu crédibles puisque la direction ne reconnaît pour l’instant qu’un seul cas de Covid-19 à l’usine. »

Cette situation a entraîné un premier coup de colère. Vendredi 28 août, les salariés de la Tôlerie ont débrayé de 6 h à 11 h du matin. L’équipe d’après-midi a repris le chemin du travail, mais avec la boule au ventre.

Malgré la menace du Covid-19, malgré le fait de devoir travailler avec un masque et respecter les mesures barrière, la direction de Renault veut absolument maintenir la même productivité. Deux samedis travaillés sont déjà programmés les 12 et 19 septembre. La direction souhaite en effet augmenter les ventes de la Zoé, produite à Flins, pour éviter de payer des pénalités liées à la norme anti-pollution « CAFE ».
Il faudrait au contraire baisser les cadences et la vitesse de la chaîne de Montage (ou y faire passer une voiture sur deux), et augmenter les temps de pause. La santé des salariés passe avant les profits de Renault »




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