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Notre classe

Nos vies pas leurs profits

Scandale. Décès d’un salarié de PSA-Poissy, le groupe veut rouvrir ses usines !

C'est avec tristesse et colère que nous apprenons le décès d'un ouvrier de PSA-Poissy. Nous ne voulons pas mettre nos vies en jeu pour des voitures, fermons les productions non-essentielles !

vendredi 17 avril

Hommage au salarié décédé

C’est avec une grande peine que nous avons appris le décès d’un salarié de PSA Poissy atteint du Covid-19. L’ensemble des militants de Révolution Permanente se joignent à la peine et à la douleur de la famille, amis et collègues de travail affectés par cette perte. Les médias n’ont pas dit un mot, rien écrit quand un ouvrier de PSA meurt.

Rien ne justifie de risquer sa vie pour des voitures

Il y a de la peine mais également de la colère, surtout que le patronat de la métallurgie, PSA en tête, répète sur tous les tons que la reprise c’est maintenant alors que le pays est toujours confiné jusqu’au 11 mai. Et même là rien, n’assure qu’il y aura plus aucun risque de contracter la maladie .

C’est vraiment une reprise à marche forcé qui est à l’œuvre sous la menace d’un prétendu effondrement et de faillites du secteur automobile. La vraie raison c’est que leurs profits sont sur le point de pendre un coup sévère. Pour cela ils annonceront peut-être des plans de licenciement pas pour sauver les emplois mais pour engranger des nouvelles part de marché, alors que l’objectif est de mettre des milliers de travailleurs en danger sur l’autel du fric. Plus que jamais « stop aux productions non-essentielles » est un mot d’ordre des plus justes dans la période ! Réorganiser la production pour lutter contre la maladie n’est clairement pas la priorité ni du gouvernement et du patronat c’est bien pour cela qu’il faut s’organiser à la base avec les salariés entre les donneurs d’ordre et des sous-traitants. Puisqu’on ne gagnera pas boite par boite, mais ensemble et coordonnés face au patronat et au gouvernement. Nous avons le savoir-faire et la force d’imposer une production pour la population pas pour les actionnaires, la réalité de la crise c’est que les ouvriers peuvent faire tourner des usines sans les patrons pour faire des masques, des respirateurs, des lits etc. Les patrons ne songent qu’à se gaver. Problème, ils ont les moyens de production puisqu’ils ont les moyens de production, mais sans ouvriers rien ne se produit ! Et cela est le plus important et le patronat a une peur bleue que les salariés prennent en main leur avenir et leur usines->https://www.revolutionpermanente.fr/Et-si-le-controle-ouvrier-sur-l-economie-etait-la-seule-issue-face-a-la-crise-sanitaire-19773]

Non au licenciement des précaires

Aujourd’hui les entreprises qui mettent en avant le risque de faillite et qui veulent surtout réduire le nombre de salariés, vont commencer par licencier les plus précaires. Dans un certain nombre de secteurs, la précarisation est devenue la règle, comme dans l’automobile, avec de nombreux intérimaires et des CDD. Pour éviter des plans de licenciements qui feraient un peu tâche pour la com’ et qui risqueraient une confrontation avec les ouvriers, la direction clouera d’abord ces travailleurs précaires au pilori. Mettre des milliers d’intérimaires en fin de mission n’est rien d’autre qu’on plan de licenciements déguisé ! Certains patrons rêvent de nous offrir le choix, mourir de faim ou du virus. Pour ne pas leur laisser cette chance, il faudra se battre tous ensemble, peu importe le statut qui est mentionné sur le contrat de travail : un travailleur de PSA qui est attaqué, c’est l’ensemble des travailleurs de la boîte qui se retrouvent menacés !




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