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Déchéance de nationalité : le gouvernement devra sans doute compter sur la droite

Y.L A quelques heures du vote solennel sur la révision constitutionnelle portant sur l’état d’urgence et la déchéance de nationalité, le gouvernement fait des pieds et des mains pour s’assurer les voix des parlementaires.

mardi 9 février 2016

Hier, c’est l’article 2 portant sur la déchéance de nationalité qui a été voté à l’assemblée avec une courte majorité de 162 pour et 148 contre. Et c’est notamment des rangs de la majorité que sont venues les difficultés. En cause, la défiance du « marais » socialiste, ni frondeurs, ni totalement allégeant, vis-à-vis de cette révision. L’amendement déposé par un député PS pour remplacer le terme de « déchéance de nationalité » par celui de « déchéance nationale » a été rejeté de peu avec 108 voix pour, dont 87 parmi les rangs du PS et 145 voix contre.

Pour resserrer les rangs Valls s’en est donné à cœur joie : négociation de coulisse et promesse de postes ministériels, discours péremptoire sur le respect « de la parole présidentielle », injonction à l’unité…

C’est finalement une partie des Républicains, invectivés par le président du parti Nicolas Sarkozy qui a apporté le soutien nécessaire au gouvernement. Mais avec 32 votes pour et 30 votes contre, le Républicains sont sortis divisés du débat, preuve que le candidat Sarkozy ne dispose pas d’une influence maitresse sur son parti.

C’est donc une alliance de l’aile sarkozyste des républicains et les rangs du PS qui s’en tiennent encore pour l’instant à l’allégeance au gouvernement qui a permis le passage de ce second amendement, confortant par la même la tendance bonapartiste qui se dessine actuellement en France.



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