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Demba Traoré, jambe cassée après avoir été percuté pour une voiture de police : « ils ont foncé droit sur moi »

Demba Traoré, un jeune homme de Noisiel, dans le 77, raconte en vidéo sur la page facebook La Vérité pour Adama comment il s'est fait percuter par une voiture de policiers. Nous relayons son témoignage.

mardi 26 mai

Crédit photo : Capture d’écran facebook/La Vérité pour Adama

Demba Traoré raconte comment il s’est fait percuter par une voiture de policiers. « J’ai été victime d’une bavure policière à Noisiel. J’étais dans l’agglomération avec des amis, en motocross. La police, on comptait pas les croiser, on les a croisés, bizarrement. Face à face. J’étais sur ma voie, ils étaient sur leur voie. Je leur ai rien demandé, je voulais juste partir, faire ma route. Sur le chemin, ils m’ont vu moi en premier.

Ils se sont déportés sur ma voie, ils ont foncé droit sur moi. Moi ce que j’ai fait c’est freiner, me déporter sur leur voie inverse. Lorsque je me suis déporté sur leur voie, ils ont mis un coup de volant, braquage, volontairement. Je suis sûr de moi. Lorsque je suis tombé, je me suis relevé directement, j’ai pas senti que j’avais une jambe cassée.

Moi ce que je voulais c’était aller voir le policier et lui expliquer “qu’est ce qu’il t’arrive ?” ; il m’a regardé et il m’a dit “regarde ta jambe”. Le conducteur, pendant qu’il m’avait percuté, il est descendu de la voiture, il voulait courser les autres motards, alors que j’étais dans un cas inadmissible. Lorsqu’il m’a vu, il s’est tenu la tête, son collègue lui a dit “mais qu’est-ce que t’as fait ?” – ça prouve qu’il a fait n’importe quoi. Moi j’ai rien demandé de tout ça. »

Les habitants des quartiers populaires sont en première ligne des violences policières. Les exemples ne se comptent malheureusement plus, de ces jeunes qui ont été tués ou grièvement blessés dans ces circonstances – on pense notamment à la mort de Sabri à Argenteuil ou le jeune homme en scooter grièvement blessé à Villeneuve-la-Garenne.

Dans ce contexte, l’annonce de Castaner de faire la « chasse aux rodéos » n’est qu’un prétexte pour renforcer la présence policière dans les quartiers. Quant à elle, Camélia Jordana a ouvert la voie à une vague de dénonciations de ces violences policières, notamment avec le hashtag #MoiAussiJaiPeurDevantLaPolice, où des milliers de personnes témoignent de leur peur de la police et commencent à relever la tête en le disant haut et fort. Une parole ouverte qui doit permettre de continuer le combat aux côtés des jeunes des quartiers populaires contre la gestion policière de la crise du gouvernement.




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