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Depuis la Floride, Trump lance sa campagne présidentielle de 2020

C’est depuis Panama Beach où il avait obtenu 70% des votes en 2016 que Trump a annoncé sa candidature pour un second mandat. Fidèle à son style, le candidat réactionnaire ami de Bolsonaro, a moqué ses concurrents démocrates sur fond d’homophobie.

jeudi 9 mai

A un an des élections américaines de 2020, Trump a annoncé sa candidature à sa succession. Le lieu n’a pas été choisi au hasard, il s’est rendu en Floride à Panama Beach, dans un comté acquis à sa cause où il avait récolté 70% des voix en 2016. C’est face au « make america great again » de la foule qu’il a pris la parole, dans son style habituel. Sans donner de contenu à sa candidature il s’est contenté de s’attaquer à ses différents adversaires.

Au premier rang de ceux-ci, il y a bien sur les parlementaires démocrates actuellement engagés dans une procédure juridique autour de la fameuse « enquête Russe » qui anime le congrès et est qualifié par le chef des démocrates au congrès de « crise constitutionnelle ». Pour Trump, il s’agit juste de quelques « démocrates en colères ».

Autre cible de choix et traditionnel de Trump, les médias qu’il accuse de propager des « fake news » dès qu’ils remettent en question sa parole. Par la suite il s’est attaqué aux différents candidats déclaré à l’investiture démocrate. Tout d’abord Bernie Sanders et Joe Biden qu’il a qualifié de « Bernie le dingue » et de « Joe l’endormie ».

Par la suite, il s’en est pris à un autre de ses concurrents le « jeune (Pete) Buttigieg », il a beaucoup ironisé sur la capacité de ce maire d’une ville de l’Indiana. Cette attaque, un peu comme son imitation d’un journaliste handicapé en 2016 a des relents franchement réactionnaire et homophobe alors que Buttigieg est un candidat gay à la primaire démocrate.

Outre ses attaques, Trump a aussi mis en avant son bilan, en particulier économique. La reprise relative de l’économie observée depuis 2010 s’est en effet poursuivie sous son premier mandat mais sans changement qualitatif depuis son élection en 2016. Le taux de chômage au plus bas depuis la crise et la croissance aux alentours des 3% lui donnent cependant une cote de popularité de 45% et même de 91% parmi les républicains. C’est mieux que Barack Obama quand il courait pour sa réélection avec 44% de popularité.

Crédit Photo Carolyn Kaster/AP Photo




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