^

Jeunesse

Loi travail et élections universitaires​

Paris 8 : "les élections ne nous représentent pas, c’est dans la rue qu’on gagnera"

Correspondante A Paris 8, trois jours d'élections universitaires commençaient ce matin. Ce type d'élections vise à nommer les personnes siégeant dans les conseils centraux, comme le Conseil d'Administration. La méthode est pour le moins antidémocratique : il suffit de regarder le poids et le nombre de sièges accordés aux étudiant-e-s, qui constituent l'écrasante majorité de la communauté universitaire, comparativement au nombre de sièges accordés aux "personnalités extérieures", telles que des représentants des banques, assurances, voire des représentants du Medef comme à Paris 1. Ce sont alors eux qui ont voix au chapitre sur les budgets, les formations, les modalités de validation...

mardi 12 avril 2016

Un scandale ! C’est pourquoi les étudiants mobilisés de Paris 8 ont décidé en Assemblée Générale de bloquer ces élections. Alors même qu’un mouvement de contestation très large existe au sein de l’université, la présidente a, quant à elle, directement refusé la demande des étudiants mobilisés qui consistaient à reporter les élections. Quand on se mobilise, quand on est en grève, c’est le mouvement qui prend ses décisions démocratiquement dans les instances de la lutte, telles que les Assemblées Générales. Ces conseils n’ont aucune légitimité pour décider à notre place. Comme on le chante souvent en manifestation : "Ce n’est pas au patronat de faire sa loi, la vrai démocratie, elle est ici !".

​Depuis hier matin, nous avons remarqué la présence de nombreux représentants de l’​U​nef, extérieurs à P​aris ​8 et parfois membre de la direction nationale du syndicat étudiant, venus​ non pas pour mobiliser contre la loi travail et appeler aux Assemblées Générales, mais pour​ diff​us​er leur tract électoral. ​​Ils tentent de trouver une place dans cette université par les hauts conseils à défaut de pouvoir conquérir la confiance des étudiants mobilisés. ​Une provocation de plus, alors que l’​Unef​ prétend dorénavant avoir un "cadre de dialogue positif" avec le gouvernement qui matraque les étudiants dans la rue, et explique que les nouvelles mesures issus des "négociations" vont dans le bon sens.

Comme le scandent les étudiant​s et étudiantes​ de ​Paris ​8 : "Non à la négociation​, non aux élections​, oui à la grève générale !"




Mots-clés

Loi El Khomri   /    Université   /    Jeunesse