^

Jeunesse

Malgré la pluie et la répression…

Partout en France, les lycéens ouvrent le bal du 31

Il n’y a pas que sur la quantité de manifestants qui vont se mobiliser, sur les 200 rassemblements prévus aujourd’hui, que le débat sur les chiffres va faire rage. Dès ce matin, déjà, le ministère de l’Education Nationale communiquait à la baisse sur la mobilisation lycéenne. Tout a en effet été mise en œuvre pour casser la dynamique actuelle. En vain. Corinne Rozenn

jeudi 31 mars 2016

Le ministère prétend qu’aucune consigne n’a été donnée aux proviseurs en termes de fermetures administratives. C’est pourtant bien ce qui a eu lieu dans les faits. Malgré cela, en Ile-de-France, ce sont au minimum une cinquantaine d’établissements qui ont été bloqués, partiellement ou totalement, dès ce matin, et vingt-cinq qui ont été fermés. Quelques nouveautés, également, pour la région parisienne, avec la perturbation des prestigieux Lycées Henri IV et Louis-le-Grand, de la montagne Sainte-Geneviève. Côté banlieue et lycées populaires, la situation est extrêmement tendue, et le placement en garde-à-vue du flic ayant frappé le lycéen de Bergson la semaine dernière, destiné à faire baisser la pression, ne changera rien à l’affaire. A Bergson, d’ailleurs, même si le lycée est resté ouvert ce matin, une bonne partie des enseignants sont en grève.

La répression ne baisse pas comme en témoignent les affrontements dont a été le théâtre le Lycée Galilée à Gennevilliers (92), à la suite de provocations de la BAC, alors que plusieurs interpellations ont été opérées au Lycée Condorcet, à Paris. Les jeunes auraient, selon la police, lancé des projectiles sur les flics…

En province, les lycéens se sont mobilisés également dès l’ouverture (ou la non-ouverture) des établissements, peu avant 8h. En Basse-Normandie, une grosse mobilisation est à noter à Caen, avec, notamment, le blocage du principal établissement de la région, le Lycée François de Malherbe. A Nantes, neuf lycées étaient bloqués dès ce matin. Côté région Centre Val-de-Loire-Pays de la Loire, les lycéens étaient très mobilisés également à Angers, à Tours, avec une fac des Tanneurs toujours autant à la pointe du mouvement, ainsi qu’au Mans, où les jeunes ont défilé sur les berges de la Sarthe, malgré une pluie persistante. A Lyon, plusieurs centaines de lycéens ont manifesté dès la matinée avant de rejoindre le cortège central qui se dirigera en début d’après-midi vers la Place Bellecour.

Si le gouvernement tablait sur une baisse de régime chez les jeunes, c’est mal parti… pour lui. Les lycéens parisiens, rassemblés devant le site de Tolbiac qui achevait son AG à midi, partent de concert, avec les étudiants, pour opérer la jonction avec les travailleurs de la Santé de la Pitié Salpêtrière.

Actualisé le 31/03/16 à 12h30




Mots-clés

Jeunesse