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Politique

Naufrage vaccinal

Des centres de vaccination obligés de fermer faute de doses : le chaos de la gestion capitaliste

La semaine dernière, le gouvernement a annoncé l’ouverture de centres de vaccinations pour les personnes de plus de 75 ans hors EHPAD et les personnes fragiles, alors que les stocks de doses étaient insuffisants. Derrière la communication gouvernementale, nous payons les frais de la gestion capitaliste de la crise.

jeudi 21 janvier

Crédits photo : POOL/AFP

Le gouvernement a annoncé la semaine dernière l’élargissement de la vaccination aux personnes âgées de plus de 75 ans vivant hors des EHPAD et aux autres personnes à risques. Cette ouverture devait se faire via l’ouverture de plus de 700 centres de vaccinations à travers la France ainsi que de la mise en ligne d’une plateforme de prise de rendez-vous.

Depuis le début de la semaine, la campagne de vaccination semble marquée par les difficultés logistiques et par la saturation des plateformes en ligne. Les livraisons de vaccins sont en effet bien irrégulières de la part de Pfizer qui semble avoir surestimé sa capacité de production afin d’attirer davantage de commandes et donc de profits.

Dans le Grand-Est et en Normandie, la désorganisation de la campagne semble avoir pris un nouveau tournant avec la fermeture de centres de vaccination et le report de rendez-vous pris. À Strasbourg, 600 rendez-vous on du être décalés alors alors que quatre centres du Bas-Rhin ont dû repousser leur ouverture d’une semaine. En Normandie, à Rouen, le CHU s’est vu contraint de fermer le centre, faute de doses.

« On est dans le flou... On ouvre on ferme. On s’adapte en fonction du nombre de doses que l’on reçoit. On ne peut plus vacciner massivement. La priorité est désormais pour les plus de 75 ans et les personnes qui présentent une pathologie grave. » a déclaré Rémi Heym le directeur de la communication du CHU de Rouen au micro de France Bleue Normandie

Au-delà des problèmes organisationnels et logistiques, il faut aussi compter sur le fait que Pfizer a déclaré que le laboratoire ne serait pas en mesure de livrer dans l’UE les doses commandées avant février. En période de pandémie, l’accès au vaccin est donc bloqué par les capacités productives d’un seul industriel. Chez Sanofi, un autre géant du secteur pharmaceutique qui a annoncé la suppression d’un millier de postes en France, les salariés en grève mettent en avant la mise en place de la production de vaccins.

La situation sanitaire est en effet trop grave pour que des questions de gros sous et de propriété intellectuelle entravent l’accès au vaccin, notamment dans les pays n’ayant pas les moyens de payer des milliards de dollars à Pfizer.




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