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Jeunesse

Communiqué NPA Jeunes

Détresse étudiante, il y a urgence : des moyens pour pouvoir rouvrir les facs !

Suite à la vague dramatique de suicide d'étudiants, les organisations de jeunesse appellent à un rassemblement ce mercredi à 14h à Paris pour dénoncer l'isolement, la précarité, le décrochage, et l'angoisse sur l'avenir que vit la jeunesse étudiante. Nous relayons le communiqué du NPA Jeunes.

mercredi 20 janvier

Isolement, la précarité, décrochages, et angoisse sur l’avenir : la crise que nous connaissons est entrain de pourrir la vie des jeunes. Selon une étude de Santé publique France, 29 % des 18-25 ans sont en dépression, c’est un phénomène générationnel de masse, extrêmement grave. Tous les jours nous apprenons une nouvelle tentative de suicide d’étudiant•e.

Cette situation n’est pas le fait de la « fragilité » des jeunes, elle est le résultat direct de la politique du gouvernement et des précédents, qui asphyxient les budgets des universités, rendant impossible une continuité de l’enseignement, et précarisent les jeunes qui se sont vu par milliers du jour au lendemain sans emplois ni aides pour subvenir à leurs besoins.

Face à la multiplication de ces drames, le gouvernement a mis en place des mesures ridicules, insultantes : donner 150€ aux boursier•e•s en décembre, soit l’équivalent de 12,50€ par mois sur l’année, doubler le nombre de psy dans les universités pour le porter à un•e psychologue pour 15000 étudiant•e•s, et envisager une reprise, uniquement pour les L1... le 25 février. Des mesures d’autant plus dérisoires que c’est visiblement pas l’argent qui manque, le gouvernement ayant donné des dizaines de milliards d’euros depuis le début de la crise aux grandes entreprises, qui pourtant continuent de licencier.

Il n’y a rien à attendre du gouvernement, il nous l’a démontré à chacune de ses allocutions sur la question des jeunes et des étudiants. Il en va d’une question de vie ou de mort, nous devons déployer une mobilisation massive qui exige un programme d’urgence pour enrailler la dynamique mortifère en cours :

1 / Réouverture des universités d’urgence avec des moyens supplémentaires. La fermeture des universités depuis plusieurs mois doit cesser. L’isolement pérenne des étudiants, l’absence de rapports sociaux hormis sur Zoom plonge dans la détresse la majorité d’entre nous. Mais ce qu’a révélé le Covid, c’est que le manque de moyens dans les universités est un problème structurel qui indexe la réouverture des universités à l’embauche massive de personnels, à la réquisition de nouvelles infrastructures, et à la mise en place d’un dispositif sanitaire conséquent à commencer par des masques gratuits et des centres de dépistage dans chaque établissement. Et sans attendre les directives d’un gouvernement qui estime qu’ouvrir les fenêtres suffit pour maintenir les écoles ouvertes, nous devons élaborer collectivement des protocoles sanitaires conséquents avec personnels, enseignants et étudiants, à l’image de ce qu’ont fait les enseignants de nombreux établissements du secondaire en Ile-De-France à la toussaint.

2 / Un revenu étudiant à la hauteur du smic pour combattre la précarité et la misère étudiante.

Avec la crise et les pertes d’emplois et de revenus se développent la misère étudiante et la faim, dans des logements exigus et souvent insalubres. Or, les étudiants, n’ont droit ni aux allocations chômage après avoir perdus leurs emplois, ni au chômage partiel car la plupart du temps ils ont des contrats précaires qui prennent fin dès que les activités s’arrêtent ou ralentissent. Il nous faut un revenu étudiant à la hauteur du smic en urgence, et l’augmentation des aides sociales pour les plus précaires. Et qu’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas d’argent dans les caisses, quand le gouvernement ne cesse d’arroser de milliard d’euros des grandes entreprises qui continuent de licencier.

3/ Il faut répondre aux besoins vitaux de soins psychiatriques pour les étudiants en détresse
Le sous effectif structurel de personnel médical qualifié dans les universités est criminel, et plonge dans le désarroi une très grande majorité d’étudiants dont certains vont jusqu’à attenter à leur jour à défaut de suivi psychologique. Il faut dans l’urgence augmenter drastiquement le nombre de psy sur les campus tout en imposant la gratuité des soins psychiatriques.

4/ Aucun étudiant ne doit être sélectionné du fait de la crise !

La détresse que nous vivons particulièrement en période d’examens est le signe que le problème se situe aussi au niveau de la sélection et de la pression scolaire. Récemment, c’est une nouvelle étudiante qui a mis fin à ses jours après les résultats du concours de médecine. Pour stopper l’hémorragie d’une jeunesse étudiante au bord du burn out, il faut mettre un terme à la sélection en imposant la validation automatique de l’année pour tous les étudiants.

Un système dans laquelle les jeunes se suicident est un système qui appelle à la révolte !

Mobilisons nous le 20 janvier dans toutes les universités !
À Paris, rendez-vous à 14h - Port-Royal




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