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Covid19

Deux nouveaux variants découverts : la levée des brevets vaccinaux toujours urgente !

Ces derniers jours, deux nouveaux variants ont été identifiés en Afrique du Sud et en Colombie. Produits de la circulation de l'épidémie dans de nombreux pays, ils rappellent l'urgence de lever les brevets sur les vaccins pour en finir avec l'épidémie à l'échelle internationale.

mercredi 1er septembre

Le variant Delta continue de se répandre dans le monde. Sa contagiosité très élevé a des conséquences graves, et celui-ci pourrait provoquer de nouveaux sursauts épidémiques avec la rentrée scolaire.
L’évolution de la mutation du virus ne s’arrête pas là : deux nouveaux variants ont été détectés.

Le premier est le C12, qui a été détecté la semaine passée dans toutes les provinces sud-africaines mais aussi, dans une moindre mesure, en Chine, au Portugal, en Suisse, à Maurice, en Nouvelle-Zélande et au Royaume-Uni. Ce nouveau variant se caractérise par un nombre de mutations plus élevé que les autres, mais il n’est pas encore considéré par l’OMS comme « variant à surveiller » : en effet, pour qu’il le soit, il faudrait qu’il circule plus vite et plus massivement. Malgré son évolution, il ne représentait que 1,6 % des cas sud-africains en juin et 2% des cas dans le même pays en juillet, comme le démontre l’étude de l’épidémiologiste Eric Feigl-Ding. Fortement contagieux, le variant C12 se caractérise par son taux de mutation de l’ordre de 41,8 mutations par an : celui-ci est donc 1,7 à 1,8 fois plus rapide que la moyenne des autres variants étudiés, comme l’expliquent plusieurs épidémiologistes dans une étude publiée le 26 août.

Le second est le variant Mu qui a été classifié par l’OMS comme « variant à suivre » mais, tout comme le variant C12, il n’est pas considéré comme un « variant inquiétant ». Il a été détecté pour la première fois en janvier 2021 en Colombie et il a été depuis repéré en France une centaine de fois depuis mai : aujourd’hui il compose 39% des cas positifs en Colombie et 13% des cas positifs en Equateur, selon les données de Ouest-France et représente ainsi 0,1% des cas totaux de Covid-19 repérés dans le monde. L’étude de Santé Publique France sur le variant Mu révèle que ce dernier pourrait être moins sensible au vaccin Astrazeneca, mais les vaccins ARNm restent toujours aussi efficaces contre sa survie.

L’apparition de ces deux nouveaux variants montre à quel point nous sommes encore loin de voir la fin de cette pandémie, qui évolue encore dans certains foyers de contamination. Si le virus continue de circuler autant, c’est en grande partie à cause de l’accès au vaccin très inégalitaire : selon Libération, en France et aux Etats-Unis, respectivement, 99 et 111 doses sont injectées pour 100 habitants alors que ce chiffre s’élève seulement à 7 en moyenne pour les pays d’Afrique. Par ailleurs, le taux de vaccination ne s’élève qu’à 2% en Afrique du Sud, où est apparu le variant C12.
Pour le variant Mu, détecté pour la première fois en Colombie, le taux de vaccination plafonne à 30%, soit moitié moins qu’en France (60%). 

On observe donc que les variants se développe dans des foyers de contamination ou l’accès au vaccin est inégalitaire. L’incapacité des pays les plus pauvres d’accéder à des moyens nécessaires pour combattre l’épidémie est aujourd’hui un obstacle à la lutte contre la pandémie, qui n’est possible qu’à une échelle mondiale. Pour sortir de cette pandémie, l’ensemble de la population mondiale doit avoir un accès égal au vaccin, pour cela il est nécessaire de revendiquer la levée des brevets. L’accès au vaccin doit se faire de manière égale pour toutes et tous pour mettre fin à cette épidémie.




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