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« Dur dur ménage » : le clip entraînant des femmes de chambre en grève de l’hôtel Ibis Batignolles

« Frotter frotter, il faut payer ! » Ce refrain entraînant ne pourra plus vous quitter après avoir visionné le clip inédit des grévistes de l'hôtel Ibis Batignolles, en lutte depuis juillet 2019. Pour soutenir ces invisibles au travail aussi nécessaires que méprisées, le chanteur ivoirien Bobbyodet, mari d'une des meneuses de la grève, n'a pas manqué de créativité. A découvrir de toute urgence !

mercredi 4 novembre

Depuis 15 mois, la majorité des femmes de chambre, gouvernantes et équipiers de la sous-traitance STN, avec leur syndicat CGT-HPE, sont en lutte à l’hôtel Ibis Batignolles Porte de Clichy. Leur lutte est devenue en quelques mois, un symbole de résistance pour des milliers de femmes et d’hommes qui font le ménage en France. Depuis des mois, elles tiennent le bras de fer avec le groupe multimilliardaire ACCOR, pour protester contre les cadences impossibles à respecter, particulièrement pour les femmes de chambres qui doivent effectuer 3 chambres et demie par heure sans paiement des dépassements horaires. De plus, les salarié-e-s de la sous-traitance qui ne bénéficient pas du même statut social que les salarié-e-s embauché-e-s directement par IBIS Batignolles. Les grévistes exigent alors l’embauche directe par l’établissement où elles travaillent, la baisse de leurs cadences et l’augmentation de leurs salaires.

En soutien à cette grève, le chanteur et compositeur ivoirien Bobbyodet a sorti « dur dur ménage », une chanson qui se veut être un hymne pour les travailleuses de Ibis Batignolles, mais aussi pour tout le personnel de nettoyage qui subit des conditions de misère. La chanson reprend comme refrain le principal slogan des grévistes du nettoyage « Frotter frotter, il faut payer ! ». La chanson dansante et drôle, parle des conditions de travail et dénonce les grands patrons et la sous-traitance : « Sous-traitance ! Maltraitance ! ». En plus d’être un hommage touchant et d’aider à visibiliser la caisse de grève, la chanson s’écoute en boucle et donne envie de danser. Le clip, réalisé notamment grâce à un financement collaboratif initié par la CGT HPE, montre des plans drôles et réalistes à la fois, dont les couleurs redonnent de l’énergie à la lutte !

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la lutte de l’Ibis Batignolles inspire : à l’occasion du 8 mars, deux des grévistes avaient été mitraillées par le photographe Xavier Cantat pour une affiche de L’autre Production dans le cadre d’une campagne du collectif Grandes Gagnantes.

Comme disait la révolutionnaire Emma Goldman « ce n’est pas ma révolution si je ne peux pas la danser ».

Nous vous invitons à partager ce clip pour visibiliser au maximum cette grève, et à contribuer à la caisse de grève en ligne ici.




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