^

Notre classe

Grève pour les salaires

Eboueurs de Paris : cinq jours de grève pour les salaires et les conditions de travail

Les conducteurs de camions de la Direction de la Propreté et de l’Eau ont fait grève cette semaine. Celle-ci est partie spontanément en réaction à la volonté de la direction de modifier les procédures de lavage et après cinq jours de luttes, les grévistes ont arrachés une victoire sur certaines de leurs revendications.

vendredi 17 juin

Ce lundi 13 juin, les éboueurs – ou plus précisément les conducteurs de la Direction de la Propreté et de l’Eau – de la ville de Paris se sont mis en grève. Le mouvement spontané est parti de la base autour de revendications sur les conditions de travail et des augmentations des salaires et a pris fin ce vendredi.

Et depuis lundi, dans le 2e, 5e, 6e, 8e, 9e, 12e, 14e, 16e, 17e et le 20e arrondissements, la grève se poursuit. Les conducteurs qui travaillent dans des conditions difficiles, aux horaires décalés, commençant parfois très tôt ou finissant très tard, exigent notamment « la reconnaissance du statut spécifique ». En plus de reconnaître la dureté du métier, ce statut implique également un salaire fixe plus élevé. A l’heure où l’inflation augmente et pèse sur les ménages, la question de l’augmentation des salaires s’est trouvée au cœur de la grève. Mais ce qui a mis le feu aux poudres, c’est l’annonce de la mise en place d’une nouvelle procédure de nettoyage des véhicules : les grévistes exigent de revenir à la procédure impulsée au début de la période du Covid-19.

Depuis maintenant une semaine, les poubelles s’amoncellent dans les rues de Paris. Une grande partie des médias et quelques habitants du 16e arrondissement cherchent à faire peser sur les grévistes le poids de la canicule, leur reprochant l’odeur ou l’envahissement des trottoirs. Mais ces poubelles rappellent surtout le travail invisible effectué de nuit par ces agents, et cela chaque jour de l’année. Un travail essentiel au bon fonctionnement de la vie et pour lequel ils entendent bien être respectés ! Et le rapport de force imposé par cette grève illimitée a fait son effet : la direction a ainsi proposé de doubler la prime carburant, d’assurer une prime spécifique à certaines missions, ainsi que d’augmenter plusieurs primes, comme le relate le communiqué CGT FTDNEEA.

Ce mouvement de grève chez les éboueurs à Paris fait suite à des luttes similaires sur les conditions de travail, les statuts et les salaires à Toulouse, à Marseille ou encore à Tours. Des mouvements à soutenir et à amplifier, pour décrocher la victoire !



Mots-clés

salaires   /    Éboueurs   /    Grève   /    Paris   /    Notre classe