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Notre classe

Grève des personnels de la collecte des ordures ménagères du Puy-en-Velay

Eboueurs vs Wauquiez. Wauquiez battu !

Dix jours. Avec une grève des éboueurs à 100%, le Puy-en-Velay, la ville de Laurent Wauquiez commençait à sentir presque aussi mauvais que les idées du vice-président de la Communauté d’agglomération du Puy et, depuis quelques jours, secrétaire général des Républicains http://www.ccr4.org/Les-Republicains-Nouveau-format . Avec un petit coup de pouce côté température, la détermination des personnels de la collecte des ordures ménagères a fini par faire plier celui qui se veut comme le porte-parole le plus conséquent de la droite dure.

vendredi 5 juin 2015

Jour après jour, les éboueurs titulaires de la Communauté d’agglomération du Puy-en-Velay, en Haute-Loire, ont reconduit leur mouvement de grève. Ils étaient tous les jours une vingtaine, en piquet de grève, à bloquer l’entrée et la sortie des bennes, entraînant l’accumulation de centaines de tonnes de déchets ménagers.

Après dix jours de paralysie, Wauquiez, vice-président de la Communauté, et Michel Joubert, président, ont fini par entendre raison. Eux qui ne voulaient rien savoir ont dû recevoir les syndicats et accepter la signature d’un protocole de fin de conflit. C’était la première fois depuis des années que les territoriaux menaient une lutte aussi longue dans le département.

Sur l’ensemble des revendications des grévistes, la plupart ont été acceptées dans le protocole de fin de conflit. Celui-ci prévoit, notamment, la reconnaissance de la pénibilité et l’amélioration des conditions de travail, la possibilité pour les rippeurs, à savoir les agents qui portent les poubelles, de changer de poste au bout de quinze ans, la négociation pour la reconnaissance de la catégorie active avec, par conséquent, la retraite anticipée étendue à tous les agents de la collecte. La question de l’augmentation de tous les salaires a été renvoyée à la fin du mois de juin 2015, les grévistes revendiquant une hausse de 150 euros sur leur fiche de paie.

Wauquiez n’avait pourtant pas lésiné pour essayer de briser le conflit, n’hésitant pas à attaquer les éboueurs par voie de presse et tentant même de faire appel « à un prestataire privé pour évacuer les déchets », c’est-à-dire à une boite spécialisée dans le recrutement de briseurs de grève. Peine perdue.

La détermination des personnels du ramassage d’ordures n’a pas faibli. Ils ont constitué une caisse de solidarité, qui a recueilli au fil des jours plus de 2000 euros, tout en discutant, avec les usagers, pour les mettre en garde contre la privatisation rampante du service des ordures. Ils ont bénéficié par ailleurs d’un large soutien intersyndical des UD CGT, FO, FSU et Solidaires.

Face au risque d’extension du mouvement à d’autres services et alors que les éboueurs appelaient à manifester aux côtés des enseignants contre la réforme du collège, le 11 juin, montrant que leur mouvement dépasse de loin les questions locales, la Communauté d’agglomération a préféré faire marche arrière. Les poubelles ont donc bien été ramassées, vendredi matin, dès l’aube, comme les autres jours. La seule différence, c’est que les éboueurs du Puy, comme ceux de Bordeaux Métropole qui viennent de gagner contre la communauté urbaine bordelaise http://www.ccr4.org/Vague-de-greves-a-Bordeaux-et avaient bien pris conscience de leur force de frappe. Un coup de semonce pour tous les Wauquiez et Juppé, de droite comme de gauche !

05/06/15

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