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Politique

Véran sur TF1

Échec de la stratégie gouvernementale. Un troisième confinement de plus en plus probable

Selon Olivier Véran au 20h de TF1, un reconfinement n'est pas exclu si la situation vient à l'exiger. Cette option apparaît de plus en plus probable au vu de la propagation du variant, de l'échec de la stratégie du gouvernement.

jeudi 21 janvier

Crédits photo : Stéphane de Sakutin / AFP

Selon Olivier Véran lors de son passage au journal de 20h de TF1, « Nous pourrions aller jusqu’à un reconfinement » si la situation venait à l’exiger. Plusieurs médias affirment que cette option est probable et envisagée par le gouvernement. Par exemple, Europe1 affirme que « Selon plusieurs sources gouvernementales, la question n’est plus de savoir si un troisième confinement aura lieu, mais plutôt quand. »

Cette solution paraît en effet de moins en moins évitable au vu d’une épidémie qui peine à être vraiment contrôlée – on serait en effet sur un « plateau ascendant » – et à l’augmentation des contaminations dues aux nouveaux variants. C’est ce qu’explique par exemple le journal Le Point, qui qualifie la sitation d’« encore sous contrôle » mais qui « pourrait toutefois rapidement déraper comme à l’automne ». Le Point ajoute : « Le scénario le plus redouté : que le variant britannique ne rende la situation incontrôlable comme au Royaume-Uni en décembre. »

Olivier Véran l’a d’ailleurs affirmé : un nouveau confinement « deviendrait probablement une nécessité absolue » si la circulation du variant anglais du coronavirus augmentait « de façon sensible ».

Europe1 précise que s’il est encore trop tôt pour savoir si ce nouveau reconfinement sera local ou national, « le gouvernement pourrait faire son annonce dès la semaine prochaine et l’instaurer à la fin du mois. Selon plusieurs sources, cette nouvelle période de restrictions sociales pourra ressembler à celle du mois de novembre : retour des attestations pour sortir de chez soi, dérogations pour aller travailler et maintien de l’ouverture des écoles. »

Un an après le début de la pandémie, le gouvernement utilise toujours les mêmes recettes pro-patronales et répressives. La dernière mesure en date, le couvre-feu à 18h, peine encore à démontrer son efficacité. Si Olivier Véran affirme qu’un effet du couvre-feu à 18h « tend à se faire sentir », les spécialistes répondent qu’il est encore trop tôt pour l’affirmer. De plus, parmi les départements qui avaient commencé à l’appliquer dès le 2 janvier, certains ont observé une baisse des cas, d’autres une stagnation, et d’autres encore une hausse.

Si ce troisième confinement paraît difficilement évitable, c’est donc à cause de l’échec de la stratégie gouvernementale – ou plutôt, à cause du refus de mettre en place une véritable stratégie de prévention, qui nécessiterait des investissements massifs au service de la résolution de la crise. C’est ainsi que se sont enchaînés les scandales, les lenteurs et les mensonges : masques, tests et désormais, vaccins, dont le manque de doses se fait cruellement sentir. Sur TF1, Olivier Véran a d’ailleurs dû répondre des nombreux ratés de cette stratégie vaccinale, dont le dernier en date est la suspension de la vaccination dans certains centres. Le ministre de la santé a tenté de noyer le poisson en accusant les centres qui auraient fait du « surbooking ». Il a par ailleurs annoncé que la France dépasserait l’objectif du million de personnes vaccinées d’ici la fin du mois et que 500 000 places seraient « réouvertes » entre mi-février et fin février.

Face à ce nouvel aveu d’échec gouvernemental et à cette course de vitesse face au virus, il est plus que nécessaire de reprendre nos affaires en main. Pour cela, et alors que le gouvernement échoue à mettre en œuvre une stratégie à même de briser les chaînes de contamination, il s’agirait, contre toute gestion liberticide, de remettre au cœur les soignants et la population pour une véritable stratégie de prévention. C’est une nécessité notamment face au risque de situation épidémique incontrôlée que les variants vont sensiblement aggraver. Plus que jamais, il nous faut opposer un plan d’urgence sanitaire globale pour que ce ne soit pas aux classes populaires, à la jeunesse et aux travailleurs de payer la crise.




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