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#5décembre

Écoles : une large mobilisation en perspective pour le 5 décembre

La grève du 5 décembre dans les écoles maternelles et primaires s'annonce particulièrement suivie.

jeudi 28 novembre

On sent déjà la date du 5 décembre monter dans les établissements du premier degré (maternelle et primaire). En effet, les enseignants qui travaillent dans ce type de structure sont obligés de déposer un préavis au moins 48h avant le début de la grève pour permettre aux parents de s’organiser et d’assurer la prise en charge des enfants. Ainsi, on annonce déjà entre 10 et 20% d’écoles totalement fermées et près de 60% des enseignants grévistes. C’est une lame de fond qui semble se préparer pour la journée du 5 décembre.

À Paris, par exemple, le Snuipp-FSU (syndicat des enseignants du primaire) dénombre déjà 192 écoles sur 628 qui seront fermées et qui n’accueilleront donc aucun enfant. Francette Popineau, la secrétaire générale du syndicat, annonce en outre que l’accueil dans les écoles sera également « très compliqué car il y aura des grévistes également du côté des personnels non enseignants (Atsem), personnels de cantine et aussi des transports ». Elle s’attend à un « mouvement très suivi » pour le jeudi 5 décembre.

Fait notable, les établissements privés semblent eux aussi touchés par la vague de mobilisation qui monte. En règle générale, c’est un secteur qui ne bouge pas et qui se met encore moins en grève. Mais il semble que la réformes des retraites fasse bouger les lignes. En effet, comme le souligne Luc Viehé, du syndicat Spelc, dans son établissement parisien Les Francs-Bourgeois, « un professeur sur dix se déclare gréviste pour le 5 décembre. Du jamais vu. Habituellement, c’est plutôt un sur cent vingt professeurs ».

Les enseignants sont parmi les plus touchés par les effets négatifs de la réforme des retraites. Mais la colère qui anime cette mobilisation ne vient pas que de là. L’année dernière, la réforme Blanquer de l’école de la confiance avait particulièrement mobilisé les enseignants du primaire, lançant une dynamique de mobilisation plus vue depuis des années. Il semblerait que les effets combinés de la réforme Blanquer, de la réforme des retraites et de l’actualité tragique du suicide de Christine Renon aient mis le feu aux poudres pour la grève du 5 décembre.




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