^

Débats

¡ Hasta el socialismo siempre !

Eduardo Molina, combattant infatigable de la Révolution socialiste internationale

Mercredi dernier est décédé Eduardo Molina, militant avec un immense parcours dans les rangs de la Fraction Trotskyste et du PTS. Voici les paroles de Juan Chingo, un de ses camarades.

mercredi 2 octobre

C’est avec une énorme tristesse que j’ai appris le décès d’Eduardo Molina. A distance, alors que Claudia Cinatti m’informait de sa terrible situation, je me sentais impuissant et désolé car il était impossible de faire quoi que ce soit d’ici, si ce n’était soutenir Aida, sa compagne, que j’ai eu le plaisir de connaître.

La nouvelle de sa mort, alors qu’il pouvait encore donner tant intellectuellement et à la Révolution m’attriste fortement, une question qui est aggravée par le fait de ne pas pouvoir être dans ce triste moment avec vous, ses camarades, mes camarades militants.

Avec Eduardo, j’ai partagé de nombreuses années de militantisme. Je l’ai connu quand il était encore dans le MAS en train de mener une forte bataille politique au début des années 90. A partir de cette expérience il s’est rapproché du PTS [le Parti des Travailleurs Socialistes d’Argentine (PTS) fait partie de la Fraction-Trotskyste Quatrième Internationale au même titre que le Courant Communiste Révolutionnaire (CCR) du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) qui anime le site Révolution Permanente].

Eduardo était un homme qui savait sur tout et avec qui tu pouvais échanger et partager des choses sans arrêt, des idées politiques aux choses du monde, un maté à la main ou lors d’un dîner.

Comment ne pas me souvenir des difficiles bouclages de la revue Estrategia Internacional où Eduardo, qui au delà de l’écriture savait faire des diagrammes, a été l’un des "fous" de notre époque peu professionnelle qui sont restés réveillés pendant 48 heures ou plus afin de boucler notre première publication internationale tant aimée.

Comment ne pas me souvenir de l’ancienne et première Commission Internationale du PTS, dont Eduardo était un animateur important. Ou des discussions interminables sur l’Amérique latine, sur laquelle il savait et connaissait énormément. Ou les articles que nous avons écrits ensemble, par exemple, sur les conséquences de la guerre du Kosovo. Ou sa connaissance de la réalité politique et sociale de la Bolivie. Ou sa capacité à transmettre l’histoire des révolutions, de notre mouvement ou de la réalité internationale aux nouvelles générations. Infatigable !

Lors de la dernière conférence de la Faction Trotskyste, j’ai pu lui rendre visite chez lui, après la première série d’opérations qu’il avait eu. Il était plus mince, mais avec d’énormes projets devant lui. Nous avons énormément discuté de la guerre du Chaco, des parallèles possibles avec la situation actuelle en Asie du Sud-Est et des énormes vicissitudes de cet énorme conflit peu connu dont Eduardo a tiré ses écrits et sa bibliographie d’un grand intérêt. Je suis heureux de savoir que ce travail pourra être achevé.

Je crois que c’est ainsi, en poursuivant la lutte pour la Révolution socialiste internationale, que nous rendrons le meilleur hommage à Eduardo.

¡Querido Eduardo Molina hasta el socialismo siempre !

Traduction de Flo Balletti