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Éducation. 200 enseignants et parents d’élèves rassemblés devant la DSDEN pour demander l’aménagement des cours

Ce mardi à 14h30, suite aux différents blocages qui ont fleuri en Île-de-France et plus généralement sur tout le territoire, 200 enseignants et parents d’élèves se sont rassemblés devant la Direction des Services Départementaux de l'Éducation Nationale (DSDEN) à Bobigny pour dénoncer les conditions sanitaires déplorables de la rentrée et exiger plus de moyens et l’aménagement des cours.

mardi 3 novembre

Ce mardi à 14h30, suite à la grève et aux débrayages d’hier ainsi qu’aux différents blocages qui ont fleuri en Île-de-France et plus généralement sur tout le territoire, 200 enseignants et parents d’élèves se sont rassemblés devant la Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale (DSDEN) à Bobigny pour dénoncer les conditions sanitaires déplorables de la rentrée et exiger plus de moyens et l’aménagement des cours.

Des professeurs ont pris la parole, déplorant les conditions de la rentrée et exigeant d’une voix forte plus de moyens et l’aménagement des cours. Pierre, professeur au collège Auguste Delaune à Bobigny, scande “on en a assez d’avoir un ministre qui se moque ouvertement de nous !”, dénonçant la mascarade que constitue le protocole sanitaire “renforcé” annoncé par Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation et qui, en réalité, ne propose que des mesures de bon-sens déjà appliquées depuis la rentrée : “respect des gestes barrières, port du masque pour les adultes et les élèves dès le CP, hygiène des mains, nettoyage et aération des locaux, limitation du brassage”. Seule nouveauté : le port du masque dès 6 ans. Pendant ce temps, les revendications des professeurs telles que l’aménagement des cours en constituant des demi-groupes ou encore l’embauche massive de personnels sont, une fois de plus, mise à la trappe.

Deux élèves du collège Delaune ont également pris la parole, affirmant être “révoltées” et dénonçant le brassage des élèves ainsi que leur peur d’attraper le virus.

Une mère d’élève est aussi intervenue en fustigeant le discours du gouvernement qui, en plus d’envoyer les professeurs travailler en première ligne face au virus, a même refusé la journée de banalisation demandée par ces derniers pour pouvoir organiser la rentrée.

Enfin, Clémence, professeure au lycée Angela Davis de Saint-Denis, est revenue sur l’offensive et l’instrumentalisation islamophobe du gouvernement après l’assassinat de Samuel Paty : "on est dans un contexte très autoritaire qui impose de plus en plus de restrictions de libertés pédagogiques aux enseignants".




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