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Politique

Chanteloup-les-vignes

El Rhazoui appelle à tirer à balles réelles dans les quartiers

Ces derniers jours, une série de scènes de révoltes ont éclaté dans les quartiers populaires d'île de France. En direct sur Cnews, Zineb El Rhazoui a appelé à ce que la police tire à balles réelles.

mercredi 6 novembre

Chanteloup-les-vignes (Yvelines) est au centre de l’actualité ces derniers jours, après l’interpellation de deux jeunes ce mardi, suite à des affrontements avec la police et les pompiers, qualifiés de « guet-apens » par les médias dominants. Dans les faits, ce sont plusieurs scènes de révoltes qui ont cours, ces derniers jours, dans les quartiers populaires d’Île-de-France. Entre deux tirades sur les « racailles » et autres insultes diverses et variées, c’est bien la possibilité d’une révolte des banlieues.

Dans ces moments où la révolte incontrôlable pointe le bout de son nez, les représentants des classes dominantes peuvent partir loin, très loin, perdant tout self-contrôle pour demander que tout ceci soit écrasé dans le sang. Ce fut le cas, en janvier dernier, lorsque Luc Ferry avait ouvertement demandé à ce que la police tire à balles réelles sur les Gilets Jaunes. Bis repetita sur les antennes de Cnews, lors de l’émission L’heure des pros de Pascal Praud avec, dans le rôle le l’ancien ministre, Zineb El Rhazoui, écrivaine et journaliste, qui a demandé à ce que la police tire à balles réelles, cette fois-ci dans les quartiers. Non sans cynisme, Zineb El Rhazoui se présente également comme une militante... des droits de l’homme.

Même Pascal Praud, pas forcément reconnu pour être un islamogauchiste radical, ne peut s’empêcher d’être choqué par les propos d’El Rhazoui. Un véritable exploit, tant Praud reste d’ordinaire stoïque face aux propositions de répression les plus sophistiquées. Quoiqu’il en soit, les propos d’El Rhazoui traduisent les craintes des classes dominantes de voir les quartiers populaires, réprimés et humiliés par la police depuis des décennies, entrer en lutte au moment même où le mouvement ouvrier pourrait repartir à l’offensive à l’occasion du 5 décembre. La crainte, en définitive, d’une convergence des colères dans un mouvement d’ensemble.




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