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Élections étudiantes à Montpellier : Le Poing Levé obtient 2 sièges aux conseils centraux !

Ce mercredi se terminaient les élections étudiantes à l'Université Paul Valéry à Montpellier. Pour sa première participation, Le Poing Levé, qui a présenté une liste révolutionnaire de combat, obtient 2 sièges au Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire avec 10% des voix.

jeudi 17 novembre

Photo : Le Poing Levé Montpellier

Ce mercredi soir venait clôturer plusieurs semaines de campagne à l’université Paul Valéry à Montpellier. En plus des listes habituelles, ces élections étaient marquées par la constitution d’une nouvelle liste : celle du collectif Le Poing Levé, animé par les militant·e·s de Révolution Permanente.

Notre première participation à Montpellier s’est vue couronnée de succès, avec 9,63 % des voix pour le CA (220) et pour le CEVU (208) soit 9,89 % des voix. Nous obtenons donc deux sièges au CEVU, le conseil en charge de la formation et de la vie étudiante. Plus généralement, les élections ont été marquées par une très forte abstention, avec seulement 10,99 % de participation pour le CA et 10,13 % pour le CEVU.

En plus du Poing Levé qui se classe donc 4ème derrière le SCUM (50%), les Etudiants qui vous rassemblent (14,65 %) et Solidaires Etudiant·e·s (11,51 %), il faut noter la présence de l’UNI, une organisation étudiante d’extrême droite ayant fait 6,99 % des voix. En effet, la campagne électorale a été marquée par les violences de l’extrême-droite. Dimanche 06, 3 de nos militant·e·s ont été agressé·e·s par une bande cagoulée et armée d’une gazeuse devant Paul Valéry. Le lendemain, des tags racistes étaient découverts aux abords de la fac. Enfin, après un communiqué et un appel à rassemblement à notre initiative, ce sont nos locaux, les locaux de Solidaires et de La Cimade qui ont été visés par des tags racistes et homophobes. Après le rassemblement de lundi qui a réuni près d’une centaine de personnes malgré la pluie diluvienne, il est essentiel de ne pas s’arrêter là et de continuer à mener le combat pour chasser l’extrême-droite de l’université.

En ce sens, la présence de l’UNI à la fac, et le fait qu’ils obtiennent 1 siège dans les conseils centraux, est un véritable scandale. Si les militant·e·s de l’UNI présent·e·s sur le campus cette semaine, venus spécialement d’autres villes pour militer les élections étudiantes, préfèrent se présenter comme simplement de droite, ou proche des Républicains, l’UNI est en réalité une organisation d’extrême-droite, qui a toujours milité les idées les plus réactionnaires et nauséabondes. En 2022, son délégué général, Jacques Smith, déclarait ainsi que « l’immense majorité » des militants de l’UNI étaient également membre de Génération Z, la branche jeune du parti de Zemmour, Reconquête.

En fin d’année dernière, des militant·e·s de l’UNI venaient déjà distribuer des tracts devant Paul Valéry, accompagné·e·s par des membres d’un groupuscule fasciste qui a agressé des étudiant·e·s présent·e·s. Nous ne pouvons pas banaliser l’existence de l’UNI à Paul Valéry, qui ne constitue pas une organisation comme une autre mais bien un groupe aux idées haineuses et violentes, qui a des liens avec les groupuscules d’extrême-droite les plus violents à échelle nationale. Aucun dialogue n’est possible avec ceux qui militent pour l’extrême-droite, ils n’ont tout simplement pas leur place à la fac.

Loin d’être une fin en soi, ces 2 sièges que nous avons obtenu sont avant tout des points d’appui pour nos luttes, qui permettent d’accéder aux informations qui transitent dans l’opacité des conseils centraux, auxquels les étudiants n’ont pas accès. Les conseils centraux sont en effet des organes profondément anti-démocratiques, dans lesquels la représentation des étudiants est ridicule.
Avec 4 élus sur 32 au C.A, et 16 sur 40 au CEVU, les élu·e·s étudiant·e·s n’ont qu’un poids très limité dans la prise de décisions. Pire, même lorsque les élu·e·s étudiant·e·s parviennent à faire passer une mesure conséquente, les présidences de fac trouvent toujours un moyen de contourner ou d’invalider ces décisions, comme ce fut le cas à Paris en avril 2020, lorsque nos camarades avaient réussi à faire voter l’annulation des partiels à cause du Covid-19. Il n’y a donc aucune illusion à avoir sur les conseils et la démocratie à la fac : tout ce que nous obtiendrons de significatif, ce sera par le rapport de forces de nos luttes.

La consolidation du Poing Levé sur l’université marque aussi l’écho que peut trouver un projet révolutionnaire auprès des étudiant·e·s. À l’heure de la crise climatique, de la situation économique qui plonge dans la misère des millions de gens, de la montée de l’extrême-droite et de l’accroissement des conflits guerriers, l’ampleur de la catastrophe nous prouve que c’est renverser le système qui s’impose à nous. La solidarité à petite échelle, l’aide humanitaire ou les petites victoires qu’on peut obtenir ne suffiront jamais à nous sortir de la catastrophe que nous fait vivre le capitalisme. Le défi qui se pose à nous aujourd’hui est celui de coordonner nos luttes, qui ont été particulièrement nombreuses ces dernières années en France mais aussi partout dans le monde, afin de se doter d’une stratégie qui nous permette de renverser le système.

Si ce défi s’incarne aussi à l’université, dans laquelle il y a de nombreuses luttes à mener, contre la sélection, contre une université au service des intérêts de la bourgeoisie, contre toutes les formes d’oppression, la jeunesse est une force sociale considérable qui peut jouer un rôle décisif dans les épisodes aigus de lutte des classes qui ont lieu régulièrement dans le pays.

C’est notre projet au Poing Levé d’organiser cette jeunesse qui veut en finir avec le capitalisme qui nous prive d’avenir et nous exploite au quotidien. Nationalement présents à Paris, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Lille, Chambéry, Rennes etc et maintenant Montpellier, nous souhaitons consolider un collectif de jeunesse révolutionnaire et nous invitons toutes celles et ceux qui sont révoltés contre ce système à nous rejoindre et à rejoindre notre projet de fondation d’une nouvelle organisation révolutionnaire en France.



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