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Politique

Répression dans les quartiers populaires

En Essonne, des amendes distribuées par caméra de surveillance

Dans l'Essonne plusieurs jeunes des quartiers populaire ont reçus de nombreuse contraventions, sans jamais avoir été contrôlé. La mairie utilise les caméra de la ville pour les verbaliser.

mardi 12 mai

Crédit photo : LP/F.L.

Dans cet article du parisien http://www.leparisien.fr/essonne-91/essonne-des-centaines-d-amendes-pour-non-respect-du-confinement-etablies-sans-controles-11-05-2020-8314800.php on apprend que de nombreux jeunes ont reçu chez eux des amendes pour non-respect du confinement alors qu’ils avaient des attestation et qu’ils ne se sont pas fait contrôler lors de leur sorties.

Les lieux de contravention stipulé dans les PV correspondent à des endroits de la ville où il y a des caméras de surveillance, il est donc évident que la municipalité se sert de celle-ci pour donner les amendes. Ces dernières ne sont pas donner au hasard, toutes les personnes visées par ces contraventions abusives sont des jeunes de quartier populaire connu de la police.

Dans l’article du Parisien c’est dans le quartier des Cinéastes à Epinay-sous-Sénart que des centaines d’amende ont été délivré par caméra de vidéo de surveillance, mais ce n’est pas un cas isolé, des jeunes d’autre cité ont été visé par ces contraventions ciblés en Seine-Saint-Denis ou dans les Yvelines. Un jeune témoigne dans le parisien : « La police municipale nous reconnaît sur les caméras de la ville et nous envoie les amendes sans même nous contrôler, nos attestations ne servent à rien, avance Mohamed. Qu’on sorte pour aller à la boulangerie ou quoi que ce soit on est verbalisés. Pourtant on n’a croisé aucune patrouille de la police municipale ».

Si la situation décrit ici apparaît particulièrement absurde, c’est une répression policière systémique qui s’abat sur les quartiers populaires depuis toujours et qui s’est exacerbé pendant le confinement : le département de Seine Saint Denis cumulait à lui seul 10% des amendes délivrés au niveau nationale. L’acharnement que subissent ces jeunes d’Epinay-sous-Sénart est d’autant plus écoeurant qu’ils leur est impossible de contester leur contravention car elle stipule qu’elle ont été donner pendant un contrôle comme le dit Mohammed le jeune interrogé par l’article du Parisien « il est stipulé sur le PV « vous avez été interpellé ». Ce qui est un mensonge ». Pour conserver encore l’immunité policière, le Parisien stipule que « ces jeunes devront néanmoins prouver qu’ils n’ont pas été contrôlés. Le code de procédure pénale prévoit que les procès-verbaux de constatations d’infractions contraventionnelles font foi, jusqu’à preuve du contraire… »

Le fait que des moyens aussi énormes tels que la vidéo-surveillance soient mis en place pour réprimer la population est encore plus terrible qu’elle se pose en parallèle d’une précarisation fortement accentuée notamment des populations des quartiers populaires, première victime de cette répression. Dans l’article du Parisien, Mohamed raconte :« Si je paye, je vais y laisser mon salaire en entier et même davantage encore ». Une double peine pour ces jeunes pour qui le confinement rime avec répression.

Les personnes des quartiers populaires sont confinés dans des logements insalubres, souvent entassés à plusieurs dans de petite pièce, elles sont en première ligne de la crise de part leur travail dans les secteurs essentiel ; en plus de ces conditions de vie désastreuse c’est cette population qui subit de pleins fouet la gestion répressive et policière d’un gouvernement qui met des amendes pour caché la gestion catastrophique de cette crise sanitaire et économique.




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