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Politique

DÉMISSION !

Encore un « oubli » pour Delevoye ! Il siège aussi au CA de la Fondation SNCF

Déjà épinglé pour conflit d'intérêt non déclaré pour ses liens avec le monde des assurances, on apprend aujourd'hui que Delevoye siège au conseil d'administration de la fondation SNCF – un comble quand on sait combien les cheminots sont concernés par la réforme des retraites. Démission de toutes ses fonctions et surtout du gouvernement ! La réforme doit être retirée !

vendredi 13 décembre 2019

 Crédit photo : DOMINIQUE FAGET / AFP 

Les « oublis » s’accumulent pour Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire aux retraites. Déjà épinglé il y a quelques jours pour conflit d’intérêt non déclaré pour ses liens avec le monde des assurances, on apprend aujourd’hui qu’il siège depuis 2016 au conseil d’administration de la Fondation SNCF.

Comme nous l’écrivions déjà le 9 décembre, la déclaration de Jean-Claude Delevoye à la Haute autorité pour la transparence de la vie politique, certifiant sur l’honneur l’exactitude des renseignements fournis, ne faisait mention, au titre des « fonctions bénévoles susceptibles de faire naître des conflits d’intérêt », que de sa « fonction de président de la Chartreuse de Neuville-en-Montreuil (monastère du Pas-de-Calais) et de l’association française des orchestres ».

Nulle part il n’était indiqué que le Haut-Commissaire était également administrateur au sein de l’Institut de formation de la profession de l’assurance depuis le 14 décembre 2016. Un scandale lorsqu’on l’on se rend compte que le monde de l’assurance est très intéressé par la réforme des retraites, convoitant le pactole que représenterait le recours aux assurances privées pour compléter les pensions publiques qui seront insuffisantes.

Contraint de quitter le poste qu’il occupait au sein de l’Institut de Formation de la Profession de l’Assurance, Delevoye en a profité pour démissionner aussi de la présidence du Think Tank Parallaxe. En occupant ce poste, il avait pu renforcer ses liens avec le monde de l’entreprise et de l’actionnariat, en travaillant notamment aux côtés d’Armelle Carminati-Rabasse, présidente de la commission innovation sociale et managériale du MEDEF, de Yannick Morel, responsable des relations enseignement supérieur de l’Agence pour l’emploi des cadres (APEC), ou encore de Bérangère Golliet, directrice transformation de Danone France. De plus, ce poste lui avait permis d’empocher 64 000 euros en 2019 !

Nouvelles révélations

Mais l’on apprend ce vendredi 13 décembre grâce au journal Capital que le haut-commissaire aux retraites a commis un deuxième « oubli » lors de sa déclaration à la Haute autorité pour la transparence de la vie politique ! Il siège en effet depuis 2016 au Conseil d’administration de la Fondation SNCF, « chargée d’orchestrer les actions de mécenat » de la société de transports.

Comme le souligne Capital, « les syndicats du groupe ferroviaire, qui luttent contre la réforme des retraites, ne manqueront pas de relever que Jean-Paul Delevoye siégeait aux côtés de Patrick Jeantet, président du directoire de la filiale Kéolis, au sein du conseil d’administration de la Fondation SNCF ». Bien que ce siège au Conseil d’administration soit occupé bénévolement, cela n’enlève en rien les lourds soupçons de conflits d’intérêts qui pèsent sur Jean-Paul Delevoye. En effet, quand on sait combien les cheminots sont concernés par la réforme des retraites, cette nouvelle révélation quant à ses liens avec la direction de la SNCF confirme que ce personnage n’a rien d’impartial.

Cela ne fait que renforcer la nécessité d’exiger le retrait du projet de loi, immédiat et sans négociations ! Delevoye doit démissionner, et c’est Macron et tout son monde que nous devons dégager !




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Jean-Paul Delevoye   /    Politique