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Encore une étape de franchie : la BAC utilise le taser contre les lycéens à Montpellier !

Ce matin, devant le lycée Joffre à Montpellier, des lycéens étaient mobilisés afin de protester, entre autres, contre la loi ORE, la réforme du Bac, Parcoursup et le SNU. Très rapidement l'administration du lycée a sollicité la BAC qui s'est montrée particulièrement réactive et agressive allant jusqu'à utiliser un taser contre deux lycéens pacifiques !

jeudi 24 janvier

Il ne faisait pas encore totalement jour que les lycéens étaient déjà mobilisés devant le lycée Joffre à Montpellier. Quelques tensions dues principalement à l’agressivité des membres de l’administration ont pu être observées. Ces derniers sont allés jusqu’à insulter les lycéens mobilisés et à inciter les lycéens qui ne l’étaient à recourir à la violence pour passer le blocus. Ils ont ainsi tenté de jouer la stratégie de la division.

Bien que le proviseur ait prétendu n’avoir pas demandé l’intervention de la police, le proviseur-adjoint a affirmé, comme s’il s’agissait pour lui de l’évidence même, le contraire.

Ainsi, la BAC est intervenue rapidement devant le lycée Joffre. Cependant, bien que celle-ci ait eu recours a ses habituelles tactiques d’intimidation et de provocation un pas a été franchi en matière de répression. Comme cela est constatable dans la vidéo ci-dessous, un agent de la BAC a fait usage à deux reprises, à l’encontre de deux lycéens différents de son taser sans sommation ni motif.

Quelques instants après, une patrouille de la police nationale s’est elle aussi postée devant l’entrée du lycée.

Tout cela n’a pas pour autant entamé la détermination et la combativité des lycéen.ne.s mobilisé.e.s qui ont tenu une AG devant le lycée Joffre. Durant celle-ci, ils sont revenus sur les raisons de leur mobilisation : la réforme Blanquer, le Service National Universel, Parcoursup et la loi ORE, etc...
Plusieurs interventions ont eu lieu afin d’expliciter et d’analyser ces contre-réformes et d’argumenter sur la nécessité de se mobiliser massivement pour obtenir leur retrait. Un accent particulier a été mis sur la sélection sociale et les inégalités de genre inhérentes au dispositif Parcoursup et à la réforme Blanquer ainsi que sur le caractère idéologique et patriotique du SNU.

Les lycéens mobilisés ont par ailleurs voté, dans une logique de convergence des luttes, la participation à la manifestation de 14h dans le cadre de la journée de grève et de mobilisation nationale dans l’enseignement secondaire.

Il est important de rappeler qu’hormis les provocations de l’administration et des forces de l’ordre le blocus s’est tenu dans le calme. Il en va de même pour l’AG.

Pourtant, malgré le pacifisme des lycéens, les forces de l’ordre sont de nouveau intervenues un peu moins d’une heure après la tenue de l’assemblée générale.

Cette fois-ci leur objectif était flagrant, comme en témoigne la vidéo ci-dessous, il s’agissait de disperser par tous les moyens les lycéens.

Cependant, une dizaine d’agents de la police nationale, casqués, équipés de boucliers et armés de matraques et de gazeuses ont fini le travail en chargeant, matraquant et gazant les lycéens sans la moindre sommation ni retenue.

Ces événements, notamment l’usage du taser sur des lycéens, illustrent bien l’escalade de la violence policière depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes. Cette même escalade qui semble banalisée par le pouvoir. Si l’on s’en fie aux déclarations du ministre de l’intérieur, les forces de l’ordre ne font que leur travail et ne sont jamais coupables de violences.
Le bruit caractéristique du taser ainsi que la réaction physique engendrée par cette arme serait donc respectivement inaudible et invisible sur la vidéo..?




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