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Politique

Envahissement CFDT. Fabien Villedieu : « La violence c’est celle qu’a subi Irène qui s’est faite massacrer la tête »

Après la dénonciation par la CGT, les condamnations de FO, et de l’UNSA, Fabien Villedieu, conducteur en grève et délégué Sud Rail, a défendu l’action au siège de la CFDT : « La violence c'est celle qu'a subi Irène, conductrice de train [...] qui s’est faite massacrer la tête ».

vendredi 17 janvier

Après l’action de ce vendredi au siège de la CFDT pour interpeller son chef, Laurent Berger, contre les négociations qu’il mène avec le gouvernement, les journaux qui titrent en une, le gouvernement et les directions syndicales se bousculent pour dénoncer les soi-disant violences exercées par les grévistes lors de leur action, alors que les images montrent la preuve du contraire.

Fabien Villedieu, délégué syndical de Sud Rail et conducteur de train en grève depuis 44 jours, défend l’action des grévistes au siège de la CFDT ce vendredi sur le plateau de BFMTV. Alors que le journaliste l’interroge sur son avis quant aux violences de cette action, à l’image de la CGT ainsi que des autres directions syndicales de FO, l’UNSA, ou encore la CFDT elle-même qui ont toutes dénoncé l’action, il répond : “Je regarde les images, mais quelle violence ! Quelle violence ! On voit des gens qui rentrent par une porte qu’ils n’ont pas fracturée ! [...] Ils ont été à l’intérieur, en chantant des chansons contre Laurent Berger. [...] Elle est pas là la violence en France !”.

En effet, comme le montrent les images publiées par Là-bas si j’y suis tournée par Taha Bouhafs, la situation de violence évoquée sur toutes les unes des journaux n’a pas lieu : même Thomas Herreman, journaliste pour BFMTV déclare en direct sur place “ils ont chanté, mais Laurent Berger donne plus de précisions en tout cas c’est sa version des faits, il dit que plusieurs grévistes ont à la fois agressé verbalement et physiquement la CFDT qui parle d’une personne qui aurait été plaquée au sol, mais sur les vidéos que nous on peut voir à la fois des journalistes indépendants mais à la fois des grévistes qui étaient sur place on voit clairement des manifestants qui chantent pacifiquement, on a donc deux versions des faits”.

Fabien Villedieu rajoute dans ses déclarations que s’il n’y a pas eu de violences dans l’action de ce vendredi, les violences existent, c’est celles qu’exerce la répression que mène le gouvernement pour mater le mouvement. Il cite : “La violence elle existe, contre Rachid conducteur de train, ligne D du RER, qui est en garde à vue depuis 24 heures !

Sur la violence de la matraque il suit : “La violence elle existe, contre Irène, qui a des points de suture sur la tête, conductrice à la RATP sur la ligne 9, qui s’est faite massacrer la tête jeudi 9 janvier !”.

Puis le journaliste lui demande de baisser le ton, le cheminot lui rétorque qu’il cautionne totalement cette action, alors que le gouvernement fait mine de rien entendre, et que la CFDT négocie avec lui la régression sociale, tout en appelant à retourner au travail, et que les grévistes entament leur 44ème jour de grève et n’ont encore rien obtenu.

Il y a de la colère envers Laurent Berger” rajoute-t-il, sur la colère de tous ceux qui aujourd’hui relèvent la tête contre la réforme des retraites, et plus en général, Macron et son monde, qui nous réservent les miettes et un avenir de misère comme seule perspective.




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