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Équateur. Le gouvernement décrète l’état d’urgence suite aux manifestations dans tout le pays

La plupart des villes équatoriennes se sont réveillées jeudi 3 octobre avec les accès routiers et les principales avenues bloquées par des manifestants qui s’opposent aux mesures d’austérité réclamées par le président Lenin Moreno. Des affrontements ont eu lieu dans le centre-ville de Quito pendant toute la journée. Les manifestations font suite à l’annonce des mesures, dont la fin de la subvention de l’État sur le prix de l’essence. Les syndicats des transports (taxis, conducteurs de bus, etc.) ont été les premiers à réagir par la grève.

vendredi 4 octobre

La plupart des villes équatoriennes se sont réveillées jeudi 3 octobre avec les accès routiers et les principales avenues bloquées par des manifestants qui s’opposent aux mesures d’austérité réclamées par le président Lenin Moreno. Des affrontements ont eu lieu dans le centre-ville de Quito pendant toute la journée. Les manifestations font suite à l’annonce des mesures, dont la fin de la subvention de l’État sur le prix de l’essence. Les syndicats des transports (taxis, conducteurs de bus, etc.) ont été les premiers à réagir aux mesures annoncées par la grève.

Lenin Moreno a succédé à Rafael Correa en 2017 après que ce dernier ait perdu le soutien d’une partie importante de la population. En outre, la situation économique du pays ne cessait de se dégrader ces dernières années. Le gouvernement de Moreno a cherché un nouvel emprunt auprès du FMI, en échange d’une réduction des dépenses de l’État. Il a aussi annoncé qu’il allait quitter l’OPEP afin de pouvoir augmenter le volume de l’extraction de pétrole. Les subventions de l’État sur l’essence est une mesure phare de redistribution de la rente pétrolière mise en place il y a plus de quarante ans, dans un pays dont l’économie dépend de l’exportation du pétrole. La fin des subventions de l’État ferait doubler le prix de l’essence pour les particuliers.

En réponse aux manifestations, Lenin Moreno a décrété l’état d’urgence dans tout le pays pendant soixante jours. Ceci implique une suspension des libertés fondamentales, l’appel à l’armée pour garantir l’ « ordre » et des réquisitions afin d’assurer fonctionnement des services de l’État. Écoles, lycées et lycées étaient fermés administrativement jeudi et vendredi. La grève des transports a fortement perturbé l’économie du pays : ainsi, les cinémas et diverses commerces ont maintenu leurs portes fermées en raison de la grève et des manifestations. Des vols ont été aussi annulés à l’aéroport de Quito.
L’état d’urgence peut être vue comme une mesure préventive dans un pays où les mobilisations sociales contre des gouvernements qui ont essayé d’imposer les mesures du FMI se sont soldées par le renversement de plusieurs présidents. Les syndicats des transports ont quant à eux annoncé qu’ils allaient reconduire la grève.




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