^

Monde

État d’urgence au Liban : des mesures autoritaires et répressives pour contenir la contestation

Après la démission du gouvernement et les manifestations qui continuent, le régime libanais craint sérieusement sa chute. Ses seules réponses sont la répression et un état d’urgence autoritaire voté ce jeudi qui vise à interdire les manifestations.

jeudi 13 août

Crédits photo : AFP

Des manifestations massives contre le gouvernement corrompu ont fait trembler le régime libanais après les explosions de Beyrouth. Le gouvernement a dû démissionner par pression de la rue, et pourtant cela n’a pas suffit, car les manifestants veulent « la chute du régime » !

Face à cela, le gouvernement a été contraint d’utiliser la force pour faire reculer les manifestants. L’armée les a réprimé par des gaz et des tirs à balles réelles, armes vendues au Liban par l’impérialisme français. Les manifestants dénoncent « l’État policier » qui règne par l’autorité et la répression :

Mais cette tendance à l’autoritarisme est monté d’un cran ce jeudi 13 août car l’état d’urgence a été voté au Parlement pour au moins deux semaines, pour assurer la stabilité du régime. Les manifestations sont clairement dans le viseur. L’ONU craint que l’état d’urgence puisse « élargir la compétence des tribunaux militaires sur les civils pour les crimes liés aux atteintes à la sécurité ». L’armée pourrait aussi « assigner à domicile toute personne engagée dans des activités considérées comme des menaces pour la sécurité ».

Cette répression n’est pas nouvelle, car depuis octobre le mouvement n’a pas perdu de sa radicalité (face à laquelle des grenades de type militaires sont utilisées). En avril, l’armée a fait plusieurs blessés et un mort en tirant à balles réelles dans la foule

Nous dénonçons la répression d’État du régime libanais, de sa police et de l’armée, pour maintenir sa stabilité. En ce sens, nous dénonçons également la venue dès ce jeudi de la Ministre française des armées à Beyrouth en soutien à la classe politique libanaise, qui attend aussi la venue du sous-secrétaire d’État pour les Affaires politiques américaines, David Hale. Nous nous plaçons du côté des manifestants qui n’ont pour but que de renverser ce régime corrompu, en indépendance des puissances impérialistes française et américaine !




Mots-clés

Beyrouth   /    violence d’état   /    Liban   /    Impérialisme   /    Etat d’urgence   /    Répression   /    Monde