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Black lives matter

Etats-Unis. La policière qui a tué Daunte Wright et son chef démissionnent pour calmer les révoltes

La facilité dont la policière Kim Potter a tué Daunte Wright montre encore une fois à quel point la police est décomplexée et protégée par un système raciste et répressif.

mercredi 14 avril

Dimanche dernier, Daunte Wright a été abattu par balle par une policière lors d’un simple contrôle routier. Une violence policière de plus, alors que les tensions étaient déjà très vives avec le procès de Derek Chauvin, le meurtrier de George Floyd, qui est en cours à 15 km du lieu où a été tué Daunte Wright dans la banlieue de Minneapolis.

Tim Gannon, le chef de la police locale a déclaré dans une vidéo que la policière aurait eu l’intention de sortir son taser, mais qu’au lieu de cela, elle a tiré sur Daunte Wright, déclarant que cela ne saurait qu’une « décharge accidentelle ». La policière a depuis démissionné, ainsi que Tim Gannon. Une démarche qui vise à atténuer des tensions qui tendent à rendre la situation explosive.

Sur la vidéo filmée par la caméra que portait la policière, on peut voir la violence démesurée de la scène et la facilité avec laquelle la policière a infligé la mort à cet homme alors qu’il ne passait qu’un simple contrôle routier. Une violence dont usent les policiers américains de la façon la plus décomplexée qui soit, étant protégés par un système raciste et répressif envers les populations racisées qui représentent une importante partie de la population états-unienne.

Ces dernières 48h, des révoltes ont éclaté dans le quartier suite à la mort de Daunte Wright. Les manifestants se sont confrontés aux forces de polices qui ont usé de balles en caoutchouc et de grenades de dispersions pour réprimer les manifestants.

La colère gronde et s’intensifie au sein d’une population qui dénoncent massivement le caractère systémique et raciste des violences policières, depuis le mouvement Black Lives Matter suite à la mort de George Floyd, et dont l’affaire n’est toujours terminée, jusqu’à la dernière victime en date Daunte Wright. Un cas parmi d’autres mais qui n’est que le dernier maillon d’une chaîne de discrimination et d’un racisme d’Etat qui réprime les populations racisées des Etats-Unis.




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