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Monde

Les liaisons dangereuses de l’État français

Exécution massive de dissidents en Arabie saoudite, notamment par crucifixion

Encore une action barbare de l'un des principaux alliés de la France et des puissances occidentales au Moyen Orient.

lundi 29 avril

L’agence de presse officielle saoudienne SPA a annoncé l’exécution de 37 hommes, dont un par crucifixion, pour des crimes liés au "terrorisme". Dans un communiqué de presse, l’agence a déclaré que les hommes avaient été tués pour "avoir adopté des idéologies terroristes extrémistes et formé des cellules terroristes afin de corrompre et de perturber la sécurité, ainsi que de semer le chaos et de provoquer des conflits sectaires".

L’Arabie Saoudite a l’un des taux de peine de mort les plus élevés au monde. Mais ces 37 exécutions représentent l’un des groupes les plus nombreux depuis 2016, année au cours de laquelle une exécution massive de 47 personnes a eu lieu. Ces prisonniers ont également été accusés "de terrorisme et de maintien d’idéologies extrémistes".

Depuis que le prince héritier Mohammed ben Salman est devenu ministre de la Défense en 2015, il y a eu une offensive contre la dissidence politique en Arabie Saoudite. Salman a été élevé au rang de prince héritier en 2017 et a commencé à vouloir se faire une image de modernité, de défenseur des droits des femmes permettant quelques avancées tel que le droit à conduire. Par ailleurs il a lancé un programme de modernisation économique, Vision 2030, qui visait à libérer l’économie de son pays de la dépendance au pétrole.

Mais l’image que MBS a voulu se forger a été anéantie définitivement en octobre dernier après la disparition et la mort du journaliste d’opposition Jamal Kashoggi, éditorialiste du Washington Post, tué après être entré dans l’ambassade saoudienne à Istanbul.

Sa mort a déclenché une vague de répudiation internationale et laissé complètement exposée l’offensive de la dynastie Salman contre l’opposition.

La déclaration de fin de semaine de la SPA est très vague par rapport aux accusations dont ont fait objet ces prisonniers. "La propagation du chaos et la provocation de conflits sectaires" cette imputation tellement imprécise est normalement utilisée pour se débarrasser de ces ennemis politiques, particulièrement en ce qui concerne le régime Salman.

Les punitions ont été appliquées dans plusieurs endroits, notamment à La Mecque, Médine, et Riyad, la capitale saoudienne.

Un des prisonniers a été exécuté et crucifié, selon un communiqué des médias d’État du pays. Les exécutions sont généralement effectuées par décapitation. La crucifixion qui suit une exécution est réservée à des crimes que les autorités considèrent encore plus graves et ont un caractère exemplaire.

Voilà le pays dont l’État impérialiste français est l’allié, le même à qui le gouvernement a vendu des canons Césars, des chasseurs Rafales, des chars Leclerc, pour soi-disant ne pas être utilisés !




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