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Politique

Conférence de presse

Exigeons la libération d’Antonin Bernanos et de tous les prisonniers politiques

Se tenait ce soir la conférence de presse donnée par le militant antifasciste Antonin Bernanos, remis en liberté sous contrôle judiciaire vendredi dernier après six mois de détention provisoire. Antonin, son avocat Maître Alimi et un militant de l’Afa revenaient pour l’occasion sur l’acharnement judiciaire que subissent les militants depuis le mouvement des gilets jaunes, et appellent à se mobiliser largement.

lundi 28 octobre

Yeux tirés, voix grave. En réalité, Antonin ne revient pas uniquement de six mois de détention provisoire liée à la plainte d’un militant d’extrême droite, mais de plusieurs années de prison. Depuis l’affaire du Quai de Valmy, il fait l’objet d’un acharnement politique et judiciaire qui le maintient en prison. Isolement médiatique, impossibilité de voir ses proches et de communiquer avec l’extérieur, traitement pénitencier particulier : ce militant incarne la violence d’une institution qui montre d’autant plus depuis les gilets jaunes son rôle de pilier de l’ordre établi.

Procès politique, acharnement judiciaire. Ces termes reviennent souvent au cours de la conférence, car ils caractérisent le traitement qu’a subi ce militant d’extrême gauche depuis 2016. À peine sorti de prison pour l’affaire du Quai de Valmy et l’y voilà de nouveau sur la base d’une plainte d’un militant fasciste. Une histoire personnelle qui a ému une grande partie de la gauche tant elle exprime la politique répressive menée par la justice dans la continuité de la répression policière dans la rue que subissent ceux qui se battent contre le gouvernement. Et comme le dit Antonin ce soir, les gilets jaunes ont été en première ligne de cette répression qui s’est aggravée depuis le mouvement de l’année dernière, quand la bourgeoisie a vraiment eu peur de se voir détrôner par ceux qui refusent de continuer à survivre.

Mis en détention provisoire par un juge des libertés et de la détention connu pour ses idées réactionnaires qu’il n’hésite pas à afficher sur les réseaux sociaux, la mobilisation autour d’Antonin et le vide du dossier ont poussé ce même juge à accepter sa demande de remise en liberté. Mais le parquet de Paris a de nouveau fait appel, et le militant pourrait retourner en prison dès demain au terme de l’audience en appel. Et la lucidité d’Antonin sur cette hypothèse témoigne de la spirale répressive dans laquelle sont plongés ceux qui sont pris pour cible par le gouvernement et de laquelle il est difficile de sortir sans appui politique et mobilisation sociale.

Le 29 octobre à huit heures se tiendra le rassemblement de soutien à Antonin devant le Palais de Justice (île de la Cité). Retrouvons-nous y nombreux pour faire de la bataille pour la libération sans condition de Bernanos le début de la lutte pour l’amnistie de tous les prisonniers politiques !




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