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Jeunesse

Scandaleux

Fac du Mirail. Petites magouilles en famille…

La gestion du personnel et de la trésorerie de l’université, même délocalisée à Montauban, relève de nouveaux scandales. A l’Institut Supérieur Couleur, Image, Design (ISCID) la direction s’octroie le droit à une voiture de fonction et à une embauche en famille.

jeudi 23 janvier

Dans un contexte de lutte des classes intense qui se cristallise autour du projet de réforme des retraites, l’enseignement supérieur commence à se mobiliser, avec un nombre toujours croissant de laboratoires et de départements en grève, contre les attaques du gouvernement et particulièrement la loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR). A Toulouse, et plus particulièrement à l’université du Mirail, le scandale qui a dévoilé des listes noires portant atteinte au droit de grève des personnels lors de la mobilisation de 2018 tend à élargir la colère contre le gouvernement et la direction de la fac.

Dans ce contexte déjà tendu, le syndicat SNASUB-FSU publie des échanges mail qui font encore une fois état des méthodes de gestion douteuses pratiquées à l’UT2J. En effet, nous apprenons tout d’abord que le vice-président du conseil d’administration de l’ISCID (Institut Supérieur Couleur, Image, Design) a tout bonnement donné un poste à son neveu. Pourquoi faire un appel à candidature interne ou externe quand les pratiques intestines rendent possible la cooptation familiale ? Difficile de savoir qui a mis ses mains dans la mécanique douteuse de ce recrutement, mais nul n’est à douter que la DRH, la DGS et le directeur de la gestion du campus et de ses sites (DPIGC) n’aient pu manquer à donner leur accord. S’agissant de la directrice de l’institut et de l’oncle du recruté, l’échange par mail est accablant.

Nous apprenons de concert que la directrice de l’institut ne s’ennuie pas non plus des frais de carburant et d’autoroute pour ses trajets personnels quotidiens. En effet, depuis le 1er septembre 2017 elle n’hésite pas à utiliser de façon abusive les véhicules de service (à ne pas confondre avec le véhicule de fonction, avantage qui n’est pas pratiqué au sein de l’UT2J). La liste syndicale des BIATSS (les différents secteurs de personnels de l’université : bibliothécaires, ingénieurs, administratifs, techniques, sociaux et de santé) a demandé le remboursement des avantages dont a bénéficié la présidente, pour un principe d’équité entre les personnels, soulignant qu’une grande partie de ces travailleuses et travailleurs ont des situations bien plus précaires que les membres de la direction ; ce qui ne leur permet pas pour autant de bénéficier de ces avantages en nature…

Selon le législateur, ces deux dossiers constituent des impasses au droit qui encadre la fonction publique d’État. Les suites de ces affaires sont à suivre de près… D’autant que ce n’est pas la première fois que l’institut s’y fait prendre, il s’agissait alors d’affectations non conformes aux procédures.

Les pratiques de l’UT2J reflètent la politique du gouvernement Macron dans le sens où il s’agit de privilégier ceux qui le sont déjà aux détriments des franges précarisées. Ce constat est d’une actualité toujours brûlante, notamment à travers la LPPR visant à la création d’un contrat à durée indéterminée de chantier dans le monde de la recherche remettant en cause le statut de fonctionnaire mais aussi la survie économique des travailleurs de la recherche.

Le rapport de force institué par les personnels exclus de ces petits arrangements doit tenir et s’intensifier ; cela passe par l’établissement d’une pression visant la démission des membres de la direction impliqués dans ces affaires préjudiciables.




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