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Politique

Crise énergétique

Face à la crise énergétique, le département de la Mayenne appelle à mettre un "pull-over"

Face aux menaces de pénuries énergétiques, les collectivités locales et les entreprises des Pays de la Loire mettent en place un plan de réduction des consommations, parmi lequel l'instauration de "journée pull-over". Une proposition qui témoigne du mépris des représentants du patronat, alors que 12 millions de personnes ne peuvent actuellement pas se chauffer correctement.

jeudi 8 septembre

crédits photos : Jean-Christophe VERHAEGEN / AFP - AFP

En ce début de rentrée, des élus et des représentants du patronat du Pays de la Loire se sont réunies pour mettre en place un "plan de réduction des consommations" pour le département. Vingt-cinq élus et patrons ont été mandatés pour proposer 53 mesures, qui inclue par exemple la réduction du chauffage à 18 degrés au lieu de 19 degrés - température récemment "conseillée" par Macron. S’ajoute à ça l’imposition d’une journée « pull-over » le vendredi, qui pourrait s’élargir à d’autres jours selon les pointes de consommation. Une mesure qui fait grincer des dents lorsque l’on sait que déjà plus de 12 millions de Français ne peuvent aujourd’hui se chauffer correctement.

Ainsi, les élus préconisent des ajustements sur la consommation énergétique qui non seulement épargnent les profits du patronat, mais qui incarnent également la misère budgétaires qui leur sont alloués. En témoigne la présidente de l’association des maires de Vendée, Anne-Marie Coulon, qui déclare : « Nous allons être confrontés à des budgets non estimés. Aucune commune ou collectivité ne pourra supporter de tels impacts, qui se répercuteront sur l’investissement, sur le coût de l’alimentation dans les écoles, etc. Sauf à supprimer des services pour la population, nous ne pouvons pas imaginer arrêter les investissements ». Une situation qui exemplifie les conséquences de la crise actuelle, engendrée par l’explosion des prix de l’énergie qui se couple à des budgets toujours plus restreints pour les communes et les collectivités locales. C’est dans ce cadre qu’émergent des idées indécentes telles que la journée « pull-over » qui renvoie la gestion de la crise énergétique à l’unique perspective d’adaptation de la consommation.

Alors que Macron nous appelle à la « sobriété volontaire » sans jamais poser la question de la responsabilité des riches et des multinationales, ces mesures s’inscrivent dans la continuité de la politique du gouvernement. À l’opposé de mesurettes qui ne s’attaquent pas à la racine du problème, il faut se battre pour la nationalisation sans indemnités ni rachat des grandes entreprises qui profitent de la crise pour s’enrichir, et pour leur mise sous contrôle des travailleurs pour qu’elles soient gérées dans l’intérêt de la population et non pas pour les profits de quelques-uns.



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