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Notre classe

Seule la lutte paie !

Face à la flambée des prix, les grévistes de Granger Frères obtiennent la hausse de leurs salaires !

Après deux jours de grève, les salariés de Granger Frères à Sainte-Sigolène viennent d’obtenir une belle victoire sur toutes leurs revendications portant sur la hausse des salaires et l'amélioration de leurs conditions de travail. Un exemple à suivre dans une situation de baisse drastique du pouvoir d’achat et d'enfumage du gouvernement à coups de miettes !

jeudi 21 octobre

Crédit photo : CGT 43

C’est une belle victoire qu’ont arraché les salariés du fabricant de plastique Granger Frères à Sainte-Sigolène en Haute-Loire. Comme le rapporte France Bleu, lundi 18 octobre au soir, une majorité des 140 salariés de l’entreprise se mettait en grève. En plus d’une amélioration des conditions de travail, ils réclamaient une augmentation du salaire (à hauteur de 3% du taux horaire), la mise en place d’un 13e mois ainsi qu’une meilleure compensation du travail de nuit et du week-end. La cause de leur mobilisation ? Alors que « l’entreprise connait une activité économique satisfaisante, elle génère de très bons résultats ! » d’après l’expert comptable de l’entreprise, tandis que la baisse du pouvoir d’achat aggravée par la flambé des prix de l’essence pèse pour ces salariés devant obligatoirement utiliser la voiture pour se rendre sur leur lieu de travail.

Denise, travaillant dans l’entreprise depuis 35 ans, explique ainsi pour France Bleu : « on a toujours eu une marge, mais là on est en train de la perdre la marge entre le Smic et ce qu’on est payés. Les salaires se dégradent. On suivait bien avant, mais maintenant, non ».

Et Alban d’ajouter : « La majorité des salariés vient travailler en voiture, moi j’habite à Dunières et je prends ma voiture pour venir travailler tous les jours. Ça fait 10 km. Ça fait pas beaucoup de route mais par rapport à l’essence, on voit la différence. Et nos salaires n’augmentent pas ».

C’est mercredi 20 octobre, après deux jours de grève que les salariés ont obtenu gain de cause. Les 145 salariés de l’entreprise ont ainsi obtenu 40€ bruts de plus par mois (sur le taux horaires), 20€ bruts de plus par mois (prime d’assiduité de 125€ à 145€), 500€ bruts de prime exceptionnelle et 1000€ de prime pouvoir d’achat.

Ce sont les conséquences directes de l’augmentation du coût de la vie (gaz, denrées alimentaires premier prix, etc.) accentué par les flambées record du prix du carburant, qui ont poussé ces salariés à se mettre en grève et leur détermination leur a permis d’aboutir en un temps record à une victoire exemplaire.

Cette victoire doit être vue comme un exemple et inciter à l’auto-organisation sur les lieux de travail pour faire face à ces augmentations du coût de la vie. Dans le contexte généralisé de hausse des prix de l’énergie, du carburant et d’autres produits de première nécessité, les grévistes de Granger Frères montrent qu’il est possible de relever la tête et de faire payer la crise aux capitalistes.

Contre les attaques du patronat et du gouvernement et dans la continuité de cette lutte contre la précarisation résultant de la hausse des prix et du gel des salaires, il est nécessaire de se mobiliser pour un salaire indexé sur l’inflation et la hausse du coût de la vie. Cette mesure permettrait de ne pas laisser les travailleurs dans la tourmente et la boule au ventre quand l’inflation frappe et que le gouvernement s’en prend aux plus précaires. Contre la hausse historique du prix de l’essence, il est nécessaire d’exiger la suppression de toutes les taxes sur les carburants pour les particuliers, qui pèsent avant tout sur les plus précaires, et de faire payer l’addition aux grande fortunes et multinationales, qui se sont gavées durant le Covid et continuent d’empocher des profits. Comme l’a montré la grève de Granger Frères, seule la lutte paie et seule une mobilisation massive permettra d’arracher ces mesures d’urgence !




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