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Crise économique

Faillite de LATAM, première compagnie aérienne d’Amérique Latine

La LATAM Airlines est le second transporteur aérien sud-américain à se déclarer en faillite depuis la crise du coronavirus. Une faillite dont l'objet est de rembourser les créanciers de l'entreprise, tandis qu'elle prévoit de licencier 1 400 employés et d'organiser 800 « départs volontaires ».

mardi 26 mai

 Crédit photo : Carlos Daniel Dobelli 

Le PDG Roberto Alvo a annoncé, dans une vidéo citée par Capital.fr, la déclaration de faillite de LATAM Airlines aux Etats-Unis : « Compte tenu de l’impact de la crise générée par le Covid-19 sur l’industrie aéronautique, Latam a été contrainte de prendre une série de décisions extrêmement difficiles au cours des derniers mois ». L’entreprise compte avoir recours au chapitre 11, qui est un dispositif de la loi américaine sur les faillites. Il prévoit la possibilité pour l’entreprise de se réorganiser lorsque celle-ci est incapable d’assurer les paiements à ses créanciers.

Cette nouvelle, illustrant la gravité de la crise économique mondiale imminente, arrive après une forte réduction de ses vols, et l’annonce de la suppression de 1 400 emplois au Chili, en Equateur, au Pérou et en Colombie et l’organisation d’un plan de 800 « départs volontaires ». De plus, elle s’inscrit dans un contexte général très inquiétant pour le continent sud-américain, considéré par l’OMS comme le nouvel épicentre de la pandémie mondiale, avec le Brésil qui est devenu le deuxième pays le plus touché par le coronavirus, juste après les Etats-Unis.

La compagnie compte plus de 42 000 employés et il est à craindre que les licenciements se poursuivent. Plus que jamais, les capitalistes veulent faire payer la crise aux travailleurs, en leur imposant des conditions de travail toujours plus difficiles et en supprimant leurs emplois. De leur côté, nul doute que les grands patrons de ce type d’entreprise trouveront une place confortable ailleurs. Par ailleurs, si la LATAM se met en faillite, c’est pour pouvoir payer ses créanciers, ce au détriment de l’emploi.

L’interdiction des licenciements, une mesure essentielle pour faire face à la crise économique dont les prémisses se font déjà sentir, doit être imposée par les salariés eux-mêmes, sans compter sur des gouvernements beaucoup plus occupés à protéger les profits d’une minorité que les intérêts de la majorité. Face à l’offensive capitaliste, c’est aux travailleurs de s’organiser pour que ce ne soit pas à eux de payer la crise !




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